Accéder au contenu principal

Écolobusiness

Reçu ce matin dans ma messagerie professionnelle :

« Si nous savons que les gérants d’actifs sont exposés aux émissions de gaz à effet de serre induites par le jeu d’allocation sectorielle et de stock picking, l’empreinte carbone n’est pour autant pas toujours quantifiée au niveau du portefeuille. Quelle est votre exposition environnementale au niveau des fonds, comment le comparer aux indices de référence, et enfin quelles mesures devez-vous prendre ?

« Grâce aux données environnementales complètes — couvrant 93 % du marché mondial par poids de capitalisation boursière — [Société] fournit les informations dont vous avez besoin pour évaluer rapidement les risques de votre portefeuille d'investissement via sa méthode d’analyse de portefeuille pionnière en la matière.

« Grace aux audits de portefeuilles [Société], vous pouvez :

  • Jouer la transparence sur la mesure d’impacts environnementaux de votre portefeuille pour les parties prenantes : en réponse à l’article 224 du Grenelle 2 de l’Environnement en France qui contraint les investisseurs institutionnels — SICAV et sociétés de gestions — à mentionner dans leur rapports annuels la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, ou plus largement les UNPRI qui incitent les signataires à reporter systématiquement les activités d’investissement responsable avec des indicateurs ESG fiables.
  • Évaluer les risques liés au carbone et aux impacts environnementaux.
  • Démontrer les qualités environnementales de vos produits d'investissement.
  • Identifier les possibilités de dialogue actionnarial avec les entreprises.

« [Société] a évalué les risques environnementaux de plus de 2,7 billions $ d’actifs gérés de grandes institutions financières comme ERAFP, la Caisse Des Dépôts, BNP Paribas IP, Comgest, Australia Super, CalSTRS , UK Environment Agency, Scottish Widows Investment, (plus d’infos au [site]). Nous proposons également des solutions sur mesure pour calculer et reporter les bénéfices environnementaux des fonds dits cleantechs ou durables.

« Pour en savoir plus sur la méthodologie [Société] et faire un audit environnemental de portefeuille, merci de répondre à ce courriel. »

(La phrase en gras est d’origine.)

Commentaires

  1. Toujours plus de regles a la c.. pour faire ch... ceux qui bossent, c'est triste...

    Marrant (et pas surprenant) qu'ils mentionnent la Caisse des Depots parmi leurs principaux clients, on sait ou vont nos impots comme ca ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Robert Marchenoir18/02/2014 15:44

    A mon avis, les gérants d'actifs sont davantage exposés aux émanations de gaz issus de la production de bullshit.

    RépondreSupprimer
  3. Mais quand vont ils arrêter de raconter n'importe quoi ?

    "audit environnemental du portefeuille"... Malheureusement le ridicule ne tue pas....

    RépondreSupprimer
  4. Bah, c'est juste que le grenelle et le vomi réglementaire associé a été pensé dès le départ comme un moyen de fournir une rente aux copains - comme les radars au bord des routes ou les portiques ecotaxe...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Comment j’ai déprogrammé l’obsolescence

C’est arrivé ce matin. Notre lave-vaisselle familial, que nous avions programmé pour tourner la nuit dernière, n’avait pas fonctionné. Mon épouse, étonnée par cette inhabituelle défaillance, a essayé de le relancer : rien à faire, le bestiau ne fonctionnait plus. Dépités, nous convînmes donc, ma dulcinée et moi-même, qu’il était temps de lui trouver un remplaçant. Cette fois ci, nous disions nous pas plus tard que ce matin, nous n’achèterons pas la première camelote venue à 300 euros : rendez-vous fût pris en début de soirée pour faire l’acquisition d’une bête de course qui, nous l’espérions, durerait vingt ans, comme celle de belle-maman.Dans les entrailles de la bêteMais la journée avançant, cette histoire ne sortait pas de ma tête. Le lave-vaisselle en question, nous l’avions tout de même acheté il y a à peine plus de trois ans : ce n’est pas Dieu possible que ce machin, même s’il ne nous avait objectivement pas coûté grand-chose, nous lâche aussi vite. Si ça se trouve, me disais-j…

Les prix « avant l’euro »

(J’ai l’intention de compléter cet article au fur et à mesure. Si vous avez des prix à proposer (avec des sources crédibles), n’hésitez pas à le me suggérer dans les commentaires.)L’euro a été introduit en deux temps. La première étape a eu lieu le 1er janvier 1999 à minuit, quand le taux de change irrévocable des différentes monnaies nationales par rapport à l’euro a été fixé définitivement — soit, pour ce qui nous concerne, 1 euro = 6.55957 francs. La seconde étape, l’introduction des pièces et billets en euro, s’est étalée sur un mois et demi : du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 ; date à laquelle les espèces en franc ont été privées du cours légal [1] — c’est-à-dire qu’il était interdit de les utiliser ou de les accepter en règlement d’une transaction.SalairesÀ compter du 1er juillet 2000, le SMIC horaire brut était fixé à 42.02 francs soit, pour avec une durée légale du travail de 39 heures par semaine (169 heures par mois), 7 101.38 francs bruts par mois. Le 1er juillet 2001,…