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Nelly Kaprièlian est une imbécile



Verbatim: « DSK qui est un homme de gauche, s'est fait choper en ayant un comportement d'ultra-libéral sans foi ni loi de droite. »

Comment est-il seulement possible de dire autant d’imbécilités en une seule phrase ? Comment est-il possible de dire ça sans que personne ne réagisse ?

Commentaires

  1. C'est désespérant de bêtise...
    Je ne connaissais pas la dame, mais après une rapide recherche, j'ai découvert son activité: chroniqueuse littéraire aux inrocks et sur France inter... ceci explique celà

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  2. "Comment est-il seulement possible de dire autant d'imbécillités en une seule phrase ?". Normalement, en effet, ça demande pas mal de concentration, d'efforts. Heureusement il y a une technique élégante qui facilite la production en grande quantité de ces concentrés. La technique consiste à ne pas du tout employer les mots selon des définitions raisonnables qu'on pourrait en donner au vu de l'observation des faits, d'autant que, selon l'admirable et très commode affirmation de Nietzsche, "Il n'y a pas de faits, mais uniquement des interprétations". Non, ce qu'il faut, c'est employer des mots comme "gauche", "droite", "libéral", "ultra-libéral" ou autres uniquement comme éléments d'une pose moralisatrice exhibée avantageusement.

    Exercice d'application : comment définir la position de la gauche américaine ("liberal" !) quand on appartient soi-même à la gauche américaine ? Réponse :

    "I am a liberal, and liberalism is the politics of kindness. Liberals stand for tolerance, magnanimity, community spirit, the defense of the weak against the powerful, love of learning, freedom of belief, art and poetry, city life, the very things that make America worth dying for."

    (Garrison Keillor [chroniqueur radiophonique sur le réseau de la National Public Radio, USA], Homegrown Democrat, 2003, page 20).

    Un des poncifs favoris des milieux intellectuels et journalistiques français est le "puritanisme américain". Mais il existe un puritanisme français, véhiculé par des ligues de vertu auto-désignées pour faire régner un conformisme moral d'acier. Tout en pourfendant les prétendus suppôt de l'"Orde moral" censés nous empêcher de, euh, de, comment disait-on déjà vers 1968 ? De "jouir sans entraves".

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  3. Les "libéraux" selon l'acception françaises courante, sont des êtres immoraux, sans foi ni loi, le libéralisme étant, en somme, une branche de la 'Ndrangheta calabraise. L'affaire est entendue. Mais, pour couronner le tout, les libéraux prennent l'arithmétique au sérieux, ce qui ne peut que faire bondir tout homme "de gauche".

    En effet (Le Monde, 20 mai 2010) :

    "Question du journaliste à Jean-Luc Mélanchon [à propos de la réforme des retraites] : Vous parlez de dépenses nouvelles alors que tous cherchent des économies ?
    Réponse de M. Mélanchon : Faire des économies, c'est un point de vue libéral. Moi, je suis socialiste, de gauche, et je considère que la retraite est une grande conquête de la vie humaine.
    Q : Mais qui finance ?
    R : Il faut se calmer sur les chiffres. Nous avons réussi à convaincre que ce n'était pas la catastrophe et que toute la question serait de partager les richesses. Après, ce n'est qu'une question de tuyauterie. Si l'on taxe les revenus du capital comme on taxe ceux du travail, ça peut rapporter 100 milliards d'euros."
    Voilà une excellente définition de l'homme-de-gauche français vers 2010 : celui qui (1) "se calme sur les chiffres" (le caractère irritant des chiffres est bien connu), et qui (2) s'adonne sur les "questions de tuyauterie" à une sorte de plomberie créative .

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  4. Curmudegon: Vous savez bien que les ultras-libéraux ne se vouent qu'à un seul saint: l'argent. Alors que les bons socialistes ne sont intéressés que par le bienfait de l'humanité, l'égalité et L'amour entre les peuples

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  5. Un jour, en discutant avec une personne (qui m'était très chère, mais c'est pas la question), du bilan de l'URSS en général et de l'invasion de l'Afghanistan en particulier (c'était avant la chute ...); cette personne m'a dit que le communisme n'était pas en cause, que l'Armée Rouge était responsable du bordel, que la-dite Armée était forcément fascisante, car il est bien connu que les militaires sont des fachos.
    Je n'ai rien répondu, il n'y avait rien à dire.
    L'intervention de cette dame ressemble u peu à ça : tout ce qui n'est pas de gauche est pourri et tout ce qui est pourri n'est pas de gauche. CQFD.

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  6. @Curmudgeon : Je précise que Nietzsche n'a jamais dit une telle chose. Il a dit qu'il n'y avait pas de faits moraux, seule une interprétation morale des faits.

    Pour le reste, cette femme se situe dans la moyenne des journalistes, un "travail" inepte, une incapacité à réellement comprendre quoi que ce soit, un intérêt nul. Qu'attendiez-vous au juste ? Que quelqu'un sache ce que signifie le mot "libéral" ? Mais ce ne serait possible que si ce mot était encore utilisé comme autre chose que comme une insulte...

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  7. @Tous

    Dans notre grande et illustre série Eduquons les libertariens et apprenons-leur la philosophie politique, je vous propose cette oeuvre et ce résumé :

    http://www.canalacademie.com/ida82-Giambattista-Vico.html

    Bise,
    Votre Aventin.

    ;-)

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  8. Petite précision.

    Nelly se trompe, DSK est un ultra-libéral, libertaire, ainsi bien logiquement issu de la gauche des années 2000.

    Une gauche mondaine, bises et champagne, cette gauche que soutient - que sont - "Les Inroks", faisant cette promotion inlassable de ce libéralisme culturel - Cf. Christopher Lasch - qui ne cesse de se vautrer dans la sous-culture américaine, j'entends le néant culturel total et superbe de l'époque.

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  9. Le Diable probablement : Vous dites : "Je précise que Nietzsche n'a jamais dit une telle chose. Il a dit qu'il n'y avait pas de faits moraux, seule une interprétation morale des faits". Je suis porté à vous faire confiance sur Nietzsche, n'étant pas un très grand connaisseur de ce philosophe. Malgré tout, je ne suis pas certain que Nietzsche ait (toujours) eu à l'esprit des questions morales. La citation suivante, en traduction anglaise, montre en effet, que, au moins dans ce passage, et dans cette phase de sa pensée, il avait en vue les sciences de la nature :

    "Opposing positivism, who stands still at the phenomena 'there are facts only', I would say:
    No, precisely facts is what there is not, only interpretations. We can not fix a fact in itself: it
    is probably irrational to aim for something like that". Nachlass (Frühjahr 1887): 7[60]

    Apparemment Nietzsche, poussant le kantisme jusqu'aux extrêmes, aimait se représenter le monde comme une construction humaine quasiment poétique :

    "That all interpretations so far are perspectival evaluations, by means of which we succeed
    living – this goes through my works. The world, insofar as it concerns us, is wrong i.e. is no
    matter of fact but a poetic work and up rounding of a marginal sum of observations"
    Nachlass (Herbst 1885-Herbst 1886) 2 [108]

    Les courants de pensée "déconstructionnistes" se sentent évidemment à l'aise dans ce genre de conception. Il est pratique de se saisir de la conclusion que, en physique, certains des faits sont pour une part des constructions mentales où le cadre théorique intervient, pour en venir à s'autoriser un certain mépris pour les observations empiriques. On se donne alors libre cours pour la transformation de l'enseignement en endoctrinement, et pour une une revendictaion de l'irresponsbilité intellectuelle.

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  10. Benjamin Franklin10/06/2011 14:50

    @Desaix

    Bonjour,

    Déjà, je note (avec une certaine satisfaction gourmande que vous me pardonnerez) que vous êtes passé à l'appellation "libertarien", ce qui pourrait indiquer que votre image des opinions de Georges Kaplan et de nous autres tous a évolué.

    Ensuite, le résumé d'Alain Pons sur Vico est fort intéressant (j'ai bien aimé le passage sur la théorie "libertine", comme quoi, le libertarianisme/le libéralisme/la liberté se cache partout ;) ). Quelques remarques :
    - à l'époque où écrit ce monsieur, les deux pays les plus avancés en terme de niveau de vie et de liberté religieuse et de conscience sont les oligarchies parlementaires britannique et néérlandaise, à côté, la France de l'édit de Nantes fait pâle figure...
    - Vico critique vertement le rationalisme cartésien, et l'orgueil fou de pouvoir ramener les phénomènes sociaux à des lois mathématiques, voire pire, de les planifier. Je pense que tous les libertariens applaudiront.
    - Je cite : Synchroniquement, toutes les manifestations sociales des nations à un moment donné de leur histoire, toutes leurs institutions et leurs coutumes, sont les expressions du même « sens commun », que Vico définit comme « un jugement sans aucune réflexion, senti en commun par tout un ordre, par tout un peuple, par toute une nation ou par le genre humain tout entier ». . Je crois que ce monsieur était libéral. Les mots "ordre spontané" me viennent presque à l'esprit...

    Cordialement,
    B.F.

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  11. @Benji,

    Le problème Ben, c'est que le mot essentiel du p'tit Jean-Baptiste - loué soit l'Homme de Nazareth rendant grâce au Baptiste - est le mot nation.

    "Jésus disait :
    Je vous donnerai ce que l'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce que la main (invisible ?) n'a pas touché, ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme."
    (Evangile de Thomas - Apocryphe)

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  12. Je reviens sur les propos de Mme Kaprielian. Elle est un peu en-dessous de la vérité :

    Le libéralisme est de droite. Or la droite est immorale et injuste par essence :

    "Toute la droite est immorale, l'essence de la droite est l'injustice, seuls quelques individus de droite furent des grands hommes. Toute la gauche tend vers la justice sociale, seuls quelques individus furent immoraux."
    (commentaire sur rue89).

    Le libéralisme, c'est le foutoir :
    "Le libéralisme, c'est le désordre"
    (Ségolène Royal, 17 décembre 2006, France 5)

    Le libéralisme est pervers :
    "Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine"
    (déclaration de Jacques Chirac à Pierre Péan)

    Le libéralisme est même carrément une pornographie :
    "Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l'" hyperbourgeoisie " ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Destructeur de l'être-ensemble et de l'être-soi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade."
    (présentation sur Amazon du livre "Libéralisme et pornographie" de Dany-Robert Dufour, philosophe)

    En réfléchissant fortement, on s'aperçoit en effet que le libéralisme est anal et sadique, et que son programme répugnant se caractérise en définitive par une attirance très forte pour la merde :
    "Alors que je réfléchissais sur les liens entre libéralisme et analité, j’ai donc tout naturellement fait d’Ubu le saint patron de mon livre ! En lui, on peut retrouver les grands traits de l’âge sadique-anal qui me paraissent constitutifs de la névrose collective libérale : mégalomanie et volonté de toute puissance ; refus de toute loi vécue comme contrainte, comme empêchement de « liberté » ; ignorance d’autrui ; sadisme ; goût pour la collection et le maniement des matières ; découverte de la propriété comme partie du corps (l’étron) à échanger avec la mère (ou à l’en priver dans la constipation, avec l’autoérotisme de la rétention en prime) avec, en fond de tableau, l’équivalence merdre/monnaie... tout un programme, qui me paraît être celui du libéralisme"
    (Jean-Claude Liaudet, auteur de "Ubu et la névrose libérale")

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  13. @ Curmudgeon,

    Très souvent ces messieurs me rappellent l'inénarrable et pontifiant Docteur Fautroll, ce grand pataphysicien qui voulait calculer la surface de Dieu (de sa main invisible ?).

    Si vous saviez comme j'ai ri souvent à la lecture de nos amis libertariens ; ce blog est un vrai bonheur de ce point de vue... merci à tous.

    Ubu, Palotins et pompe à phynance, que tout cela est drôle... et pourtant tout cela a été écrit il y a bien longtemps...

    ;-)

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  14. Benjamin Franklin14/06/2011 17:41

    @Desaix
    Rassurez vous, mon commentaire, un peu comme celui de Curmudgeon en fait, n'est pas à prendre au premier degré. Il est surtout destiné à montrer que dans la prose de ce brave Vico, rien de particulièrement scandaleux, renversant, voire antilibéral n'apparaît.

    Mort au cartésianisme ? Banco. Popper le dit depuis des lustres.

    La philosophie de l'histoire proposée ? Pourquoi pas. Même si l'ami Vico semble fort optimiste sur l'intégrité du monarque (mais c'est de son temps), il vante globalement les mérites d'un gouvernement qui limite la violence, et qui exerce une justice universelle et impartiale. Toujours rien à redire.

    Le plat de résistance maintenant. La nation ? Et ? Est-ce un concept foncièrement antilibéral ?

    Aux dernières nouvelles, le libéralisme défend toute forme d'association consentie entre individus libres. Y compris la nation.

    Je me sens français. Sûrement pour des raisons d'héritage culturel, social, historique, ethnique, mais dans tous les cas, c'est un choix personnel d'individu libre et responsable. Je pourrais également me sentir belge, par exemple, mais non.
    Et j'ai envie de faire partie de la nation française. En échange de faire partie des leurs et d'être protégé par la loi française, la communauté des Français me demande un certain nombre de devoirs, notamment être prêt à défendre physiquement la communauté en cas de menace. C'est un contrat moral entre deux parties consentantes, que je peux rompre unilatéralement si ça me chante (à condition d'avoir rempli mes obligations pour ce que j'ai déjà reçu), et devenir monégasque, voire apatride.

    Une nation "libérale" n'est composée que d'individus consentants à en faire partie. A aucun moment, une entité, y compris la majorité de la nation, ne peut dépouiller un individu de ses droits contre son gré. Une "nation" qui ne demande pas le consentement de ses membres, ça s'appelle une tyrannie. Les malgré nous alsaciens confirmeront.

    Je suis français, libéral et patriote. Pas de contradictions.

    Bien à vous,
    Benji

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  15. Le Dalai-Lama, qui se dit marxiste, fait l'éloge du marxisme, lequel est "moral", "tandis que le capitalisme se réduit à faire des profits".

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iuVJiiZyLI36IqXtW4cUaj0bDGYQ

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  16. bon rien que pour rigoler :

    Est ce vraiment utile de propager, quand bien même pour en faire une critique ces propos qui ne sont guère plus intéressants que ceux tenus en terrasse du café de flore ou de n'importe quelle autre café du commerce sis en plein 6eme arrondissement de Paris ?

    Quand j'entends en boucle les politiques s'intoxiquer les uns les autres par la paroles et que je constate sans arrêt le niveau toujours plus bas dans lequel ils nous entraînent aussi ce faisant, j'en finis par penser qu'au fond le réel est inatteignable à l'entendement humain car ce dernier sans répits le confond avec la somme des dis du réel...Bref le mythe de la caverne platonicienne a de beaux jours devant lui.

    Alors propager des propos ineptes est il un acte vertueux ?

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  17. A2LBD,

    Faut-il se taire est laisser dire ?

    Dire qu'un viol est un acte "ultra-libéral" c'est m'insulter mais c'est aussi faire preuve d'un inculture totale.

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  18. C'est tellement con que cela mérite-t-il d'être relevé ?

    Il y a quoi 2% de la population qui ont entendu son intervention et de cet échantillon 0,5% qui ont noté ce passage et 0,01% qui est en accord avec ce qu'elle dit ?

    C'est un peu comme si tout d'un coup on s'inquiétait que la mer se transforme en mousse au prétexte de voir l'écume...

    Mais bon c'est ton blog tu as le droit d'y pousser les coups de gueules que tu veux et puis, je te comprends ça soulage ! ;-)

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