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Les victimes imaginaires du sexisme imaginaire de Marionnaud

Ce samedi 21 mai, tôt le matin, Caroline De Hass a trouvé une nouvelle raison de s’indigner. Cette fois-ci, c’est une pub de Marionnaud à l’occasion de la fête des mères qui se voit qualifiée — je cite — d’énorme bouse sexiste.

D’accord, j’ai déjà vu des pubs plus réussies mais de là à qualifier celle-ci d’énorme bouse, il y a quand même une marge. Peu importe. Le plus étonnant — et le fond de l’attaque hassienne — c’est qu’elle est supposée être sexiste. Là, je dois dire que ça me laisse pantois.

Je ne vais même pas essayer de comprendre en quoi, en s’appuyant sur je-ne-sais quelles interprétations improbables, certaines personnes peuvent y voir du sexisme. C’est non seulement fastidieux mais aussi inutile, deux faits suffisent :

Primo, Marionnaud est une entreprise qui s’adresse à une clientèle essentiellement féminine et ce, depuis plus d’un demi-siècle. Pouvez-vous sérieusement imaginer qu’une telle entreprise se lance dans une campagne de dénigrement de ses clientes ?

Deuxio et pour répondre pas avance à celles et ceux qui évoqueront un sexisme inconscient, je signale que le marketing de Marionnaud est dirigé par une femme — Mme Juliette Delcourt — et, histoire de bien enfoncer le clou, que c’est aussi une femme qui assure la direction générale de la boutique — Mme Eileen Yeo.

C’est-à-dire que peu importent les interprétations des unes et des autres, l’idée selon laquelle cette pub pourrait — d’une manière ou d’une autre et ne serait-ce qu’inconsciemment — être sexiste est tout juste risible. C’est grotesque et j’attends avec gourmandise celui ou celle qui viendra se couvrir de ridicule en affirmant le contraire.

Partant, j’ai voulu vérifier ce qu’en pensent les filles de Twitter [1] :

Évidemment, ma TL n’étant pas particulièrement hassienne (euphémisme), une nette majorité se dégage. Mais notez bien ceci : 17% des femmes (ou présumées telles) ayant participé à ce sondage — soit 23 personnes — estiment manifestement que la pub de Marionnaud est sexiste.

Nous voilà devant un cas d’école : on a des raisons tout à fait factuelles de penser que cette pub n’est pas — même pas de façon inconsciente — sexiste mais près d’une personne sur cinq y voit du sexisme.

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[1] Je ne puis que supposer que mes petits camarades masculins ont joué le jeu et se sont abstenu de répondre.

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