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Le paradoxe du smicard riche

Samedi après-midi, plutôt que de faire une sieste, j'ai posé cette question :

Juste au cas où vous auriez un doute, je n’ai rien inventé : c’est vraiment le chiffre calculé par l’Insee (à ceci près que les données datent de 2011, pas 2012 — ma faute).

Évidemment, et comme je m’y attendais, tous ceux qui ont bien voulu se prêter au jeu ont immédiatement pensé à notre système fiscalo-redistributif. Bien sûr, la fiscalité et les aides sociales tendent à réduire les écarts de revenus mais, de là à admettre qu’ils puissent inverser la hiérarchie des revenus d’activité, vous admettrez qu’il y a une marge.

La réponse, en réalité, est d’une simplicité enfantine : il suffit d’imaginer la situation d’un salarié payé au SMIC (et en CDD à mi-temps par-dessus le marché) dont le conjoint serait, par exemple, un cadre supérieur dans la tranche haute des salaires. C’est aussi simple que ça : notre Smicard précaire dispose du coup d’un niveau de vie très élevé et ce, d’autant plus s’il n’a pas d’enfants à charge ou — mieux encore — s’il a hérité d’un patrimoine important.

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