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La république de Polichinelle

Lorsqu’elle a ouvert sa boutique de fleur il y a quelques années, Mireille ne s’attendait pas à devenir riche mais espérait tout de même – à raison de douze heures par jour, cinq jours sur sept – pouvoir se payer au moins l’équivalent d’un Smic. Dès sa première année d’activité, elle a dû se rendre à l’évidence : le seul moyen d’y parvenir, c’est de faire un maximum de black. C’est en faisant le point avec son expert-comptable qu’elle en a pris conscience. Même en supposant qu’elle parvienne à maintenir son chiffre d’affaires des bons mois (la Toussaint en novembre, la fête des mères en juin…), elle ne pouvait pas espérer se payer plus de 900 euros par mois. L’expert-comptable n’a rien dit ; il a juste suggéré ; c’était suffisant pour que Mireille comprenne ce qui lui restait à faire.

Pour l’aspect pratique des choses, ça n’a pas été compliqué : il a suffi de demander à Olivier, le coiffeur d’à côté. Ça fait maintenant plus de vingt ans qu’il ne vit que grâce à cette part souterraine de son activité ; d’ailleurs, pour peu qu’on le connaisse bien, il finit par le reconnaître : « sans le black, je mets la clé sous la porte dès demain. » Olivier a fait simple, il n’accepte pas les chèques et n’a pas de gameboy (a.k.a.de terminal pour cartes bleues) : tout est en cash et le relevé d’activité qu’il envoie chaque mois à son comptable ne sert qu’à donner le change à l’administration fiscale. Quand Mireille est venue le voir pour glaner quelques conseils, la première réaction d’Olivier fut d’exprimer sa surprise : « Quoi ? Tu déclares tout ? Mais tu es folle ou quoi ? »

Secret de Polichinelle

Le black, autour de chez moi, c’est une économie à part entière. Ici, on n’a pas de compte en Suisse – on est loin rouler sur l’or et l’ISF comme la tranche marginale de l’IRPP ne concernent pas grand monde – mais du black, presque tout le monde en fait – plus ou moins. On l’évoque à demi-mot, par métaphore mais, dès lors que vous avez affaire à une petite entreprise, vous pouvez être absolument certain que votre interlocuteur – soit qu’il accepte, soit qui le refuse – sait très bien de quoi il retourne. Le prix affiché sur le devis de votre électricien s’entend pour un paiement par chèque et la dernière fois que j’ai réglé mon boucher en liquide, il m’a simplement fait savoir que « ça ne le dérangeait pas d’être payé en carte bleue. [1] »

C’est le secret de Polichinelle. La dernière fois que j’ai eu l’occasion de discuter de manière informelle avec un inspecteur du fisc, le frère d’un ami, ses commentaires ne laissaient aucune place à l’ambigüité : non seulement tous ses collègues sont parfaitement au courant mais ils font même souvent semblant de ne rien voir. C’est illégal mais c’est toléré pour la simple et bonne raison qu’au-delà du coût pharaonique que représenterait une lutte efficace contre cette forme d’activité, mettre fin au black reviendrait à faire fermer des milliers d’entreprises partout en France. C’est aussi simple que ça : l’application systématique de la règle fiscale ferait littéralement exploser les chiffres du chômage et porterait un coup fatal aux finances de l’État.

Alors ils laissent courir. Par les temps qui courent, être inspecteur du fisc n’est déjà pas un métier facile – les gens désespérés sont capable de commettre de grosses bêtises – et ce n’est pas parce qu’on travaille pour la citadelle de Bercy qu’on est incapable d’empathie : lorsqu’on est face à eux, qu’on a épluché leurs comptes et acquis une connaissance intime de leur vie, on sait mieux que quiconque – et notamment que le ministre – que l’immense majorité des fraudeurs ne sont pas les riches dénoncés dans la presse mais simplement des gens qui essayent de vivre de leur travail. Et puis, très pragmatiquement, il vaut mieux accepter un petit manque à gagner plutôt que de tout perdre : après tous, qui paiera les salaires des inspecteurs des impôts et à quoi serviront-ils quand il n’y aura plus personne à taxer ?

Équilibre instable

À Marseille, l’affaire Cahuzac a provoqué des réactions ambivalentes : si l’on met de côté les militants politiques, le sentiment de la rue hésite entre l’ironie et la compréhension. Ironie, non pas parce que M. Cahuzac est supposé être « de gauche » [2] – le Parti socialiste à Marseille… Bref – mais surtout parce qu’un ministre du budget qui prétend lutter contre la fraude fiscale tout en cachant sa fortune personnelle en Suisse, ça aurait fait un excellent scénario dans la grande tradition de la commedia dell’arte. Compréhension, aussi, parce que tous ici savent qu’à divers degrés, tout le monde aurait fait la même chose et, à vrai dire, tout le monde le fait plus ou moins.

Dans la société de l’indécence commune, personne n’est innocent. Fraude fiscale ou perception d’aides sociales indues, par action ou par omission, nous trichons tous – à divers degrés – et cherchons à exploiter les règles du jeu au mieux de nos intérêts en post-justifiant éventuellement nos transgressions par telle ou telle posture idéologique – i.e. « je refuse de payer pour les arabes » ou « il faut faire payer les riches ». Tout le monde triche, tout le monde sait que tout le monde triche et tout le monde sait que tout le monde sait que tout le monde triche : c’est une forme common knowledge [3] qui ne tient que par notre volonté commune de ne pas voir la réalité en face.

Et c’est là que l’équilibre devient particulièrement instable. Il suffit qu’une tierce personne, présumée extérieure au jeu, vienne révéler publiquement ce tout le monde sait pour que le château de cartes s’écroule ; les uns dénonçant les fraudes fiscales ; les autres accusant les premiers de chercher à vivre leur dos. Ce que l’opération mani pulite des Robespierre aux petits pieds risque de déclencher, c’est l’effondrement de ce système où, pour citer celui qui l’avait si bien décrit avant même qu’il n’existe, « tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » [4].

Après tous, sans doute est-ce une bonne chose. Les non-dits tuent les familles aussi sûrement que les États et il faudra bien un jour crever l’abcès et mettre fin à cette chimère. Le plus tôt sera le mieux. En attendant, Mireille a décidé de jeter l’éponge ; elle ne supportait plus de vivre dans un monde où gagner honnêtement sa vie implique nécessairement de vivre dans l’illégalité et le mensonge.

---
[1] J’avais vraiment oublié ma carte bleue.
[2] Si tant est que ce mot ait encore un sens.
[3] De David Lewis, un bon résumé sur Wikipédia (en anglais).
[4] Frédéric Bastiat, L’État (1848).

Commentaires

  1. Petite anecdote: un ami (d'un ami, mais bon...) avait ouvert un bar à Paris. Le premier contrôle fiscal arrive, et l'inspecteur ne trouve absolument rien à redire.
    Celui-ci a alors conseillé à cet ami de faire un peu de black (genre 10% du CA) car sinon il allait mettre la clef sous la porte...

    :)

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  2. Le raisonnement ne me semble pas juste. Ou bien c'est le serpent qui se mord la queue. C'est un jeu à somme nulle : si tout le monde payait bien ses impôts, tout irait bien, comme en Allemagne. Mais comme beaucoup fraudent, ceux qui ne fraudent pas doivent payer pour eux via les augmentations d'impôts dès lors inévitables. Du coup les honnêtes subissent la fraude des malhonnêtes et étouffent. Soit ils se mettent à leur tour à frauder, soit ils meurent : moins de recettes pour l'état qui... doit augmenter les impôts. C'est le même principe que la "démarque inconnue" des grands magasins. Les 5% de démarque sont répercutés sur les autres clients. Et voilà la sélection "naturelle" induite : les honnêtes meurent, les malhonnêtes prospèrent et font des petits. L'état meure aussi, et en plus il est accusé d'être le responsable de sa propre mort. Tout le monde va à la catastrophe avec une self-bonne-conscience impeccable...
    Et je dirai : NON, nous ne trichons pas tous. OUI, nous avons tous la tentation de tricher, OUI beaucoup cèdent, NON nous n'y succombons pas tous. Faire mine de croire à cette tricherie généralisée est juste un moyen injuste de se racheter une conscience.

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    1. Je dirais au contraire que c'est PARCE-QUE les taxes et impôts sont trop élevés qu'il y a tant de fraude.
      Même chose pour l'évasion fiscale et autres moyens légaux de se soustraire à l'impôt.

      Ce que vient plus ou moins confirmer "l'effet Laffer" souvent observé: une diminution du taux d'impôt / de taxe a pour effet d'AUGMENTER les recettes fiscales si le taux précédent avait dépassé le seuil à partir duquel il est dissuasif.

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    2. Quand un état est en déficit, c'est qu'il prélève moins qu'il ne redistribue. On ne peut donc dire que la pression fiscale est trop forte. Vous pouvez en revanche contester la redistribution (ce ne sont pas - à vos yeux - les "bons" qui reçoivent la manne étatique, mais les "mauvais", les fonctionnaires, les parents d'élèves etc.), ou bien contester le passage par l'état (si celui-ci prélève 56% des revenus, il redistribue donc quelques 58% ; vous, vous préféreriez peut-être qu'il prélève 36% et redistribue 38%). On en reviendrait d'ailleurs ainsi à une redistribution différente, rejoignant le premier cas...
      Mais justifier la fraude par le taux de prélèvement me semble vraiment un moyen de se donner bonne conscience : certains pays scandinaves ont des taux de prélèvements supérieurs au nôtre, l'Allemagne a un taux proches et on n'y observe pas le phénomène méditerranéen de fraude. C'est à mon sens juste une question de conscience personnelle, ou de capacité à étouffer cette conscience.

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    3. C'est un raisonnement quelque peu... imbécile. OK, elle était facile.

      Premièrement, je ne parlais pas de la fraude uniquement, mais de tous les moyens permettant d'échapper à une taxation excessive, y-compris les moyens légaux.

      Deuxièmement, c'est une vision étatiste, voire esclavagiste que vous avez là: peu importe les décisions de l'État, même les plus stupide (comme l'hyper-endettement), selon vous l'État doit ajuster les prélèvements en fonction des dépenses, même si les citoyens doivent suer sang et larmes, se voir dépouiller de la majeure partie de leurs revenus, voire sa quasi-totalité, pour financer les gabegies étatiques.
      Pour rappel, les citoyens ne sont pas au service de l'État, c'est l'État qui est au service des citoyens. Que l'État ajuste ses dépenses à ses prélèvements, et non l'inverse!

      Concernant la redistribution, regardez les chiffres réels. Vous verrez que la redistribution ne représente qu'une petite minorité des dépenses publiques.

      Enfin concernant l'effet Laffer, vous mélangez taux de prélèvements globaux (enfin, nous sommes quand même le 2ème pays au monde où ils sont les plus élevés si je me souviens bien, et l'Allemagne a des taux globaux bien inférieurs aux nôtres, vérifiez), et taux d'UN impôt ou d'UNE taxe. L'effet Laffer n'a de ses que pour un impôt ou taxe donné. Et ses effets ont été observés (baisse du taux -> augmentation des recettes) dans de nombreux pays, pays baltes, Nouvelle-Zélande, USA etc., qui ne sont pas vraiment des pays méditerranéens.

      Cela dit, il est vrai que les pays méditerranéens, ou latins en général, ont un propension pour la fraude plus importante que des pays scandinaves. Mais ils ont également des économies moins libres, et on remarque une corrélation assez importante entre le degré de liberté économique et la corruption (comparez les indices de liberté économiques et les indices de corruption pour vous en convaincre). Ce qui est assez logique d'ailleurs: plus l'État intervient dans l'économie, plus il a le pouvoir de faire "la pluie et le beau temps" pour les agents économiques, plus il y a donc d'occasions de le corrompre.

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  3. Vieil imbécile,
    Il va de soi que je force volontairement le trait.

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    1. :) ce n'est pas l'exagération que je conteste, c'est le principe même. Le bourreau de Mireille-l'honnête n'est pas l'état (le simple fait que l'état soit en déficit montre qu'il redistribue plus qu'il ne prélève, par définition) ; le bourreau de Mireille-l'honnête est tout simplement Mireille-la-fraudeuse.

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  4. Quel politique osera paraphraser les evangiles pour lever l'effroyable hypocrisie qui drape cette belle affaire de fraude en posant la question: "Que celui d'entre-nous qui n'a jamais triché lance la 1ere pierre..."
    Je rejoins "Vieil imbécile": La pression fiscale devient si forte pour certains, ou parait si injustifiée quand on sait à quoi sert l'argent, que la tentation d'incivisme finit par l'emporter.

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  5. Vieil imbécile, vous avez l'air de raisonner comme si la taille du gâteau à partager était constante quel que soit le niveau de prélèvement. Vous oubliez la fameuse loi de Bitur-Camember: http://fr.liberpedia.org/Loi_de_Bitur-Camember

    "Pour toute richesse volée et redistribuée par les hommes de l'Etat, une richesse équivalente devra être détournée de la production réelle pour être pseudo-investie dans la lutte pour ce butin, c'est-à-dire dans les démarches, l'intrigue, la propagande, la corruption et la violence nécessaires pour affronter la rivalité des autres prétendants : de sorte qu'en tendance, tous les avantages de l'action politique doivent être dissipés en coûts subis pour les obtenir."

    Croire que le niveau de vie moyen restera constant quel que soit le niveau de prélèvement et de redistribution, et quel que soit l'emploi des ressources prélevées, c'est confondre l'argent et la richesse...

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  6. Une solution totalement 'folle' serait de supprimer purement et simplement toute forme d'imposition directe.

    L'Etat et les collectivités vivraient de prélèvements indirects, non reliés aux revenus ou à la fortune des individus et personnes morales.

    Ainsi disparaîtrait toute forme d'incitation à la fraude. Celui qui vit dans le pays paie les taxes forfaitaires dudit pays, point barre.

    Bien entendu il faudrait compenser la perte des entrées fiscales directes par :
    a) Une certaine hausse de la fiscalité indirecte (la plus faible possible pour des raisons sociales évidentes).
    b) Une coupure monstrueuse dans les dépenses publiques et parapubliques (avec le problème évident d'une récession).

    Je ne sais si cela a été déjà fait dans l'histoire de la finance publique moderne ?

    Comment fonctionnait la fiscalité 'ancienne' ?

    Cordialement.

    Titanium

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  7. Il est clair aussi que cette solution ne résoud pas les problèmes des fraudes à la fiscalité indirecte (TVA en premier lieu).

    En fait, je crois que depuis l'âge des cavernes, tous les hommes de toutes les époques ont essayé et essaient encore d'échapper à toute forme d'impôt....

    C'est dans la nature profonde de l'Homo Sapiens que de garder pour lui même, à tout prix ou presque, les fruits de la chasse, de la pêche, de la cueillette ou de son labeur (version moderne) !?

    Je crois qu'aucun système de prélèvement ne pourra lutter contre cet instinct profond qui est très fortement lié à l'instinct de survie et bien plus fort que l'atavisme de l'instinct grégaire (sauvegarde de la collectivité par le sacrifice de soi).

    Titanium

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    1. Oui, c'est dans la nature humaine de vouloir garder pour soi et ses proches les fruits de son labeur. L'inverse voudrait dire qu'on serait tous l'esclave d'autrui.

      Au passage, c'est parce-que le communisme cette réalité de la nature humaine que son application concrète dérive systématiquement vers la dictature et la tyrannie.

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  8. Au passage, c'est parce-que le communisme *nie* cette réalité de la nature humaine etc.

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  9. Le conte est bon !
    http://www.lejournaldepersonne.com/2013/04/le-conte-est-bon/

    Je vais tout cramer du premier au dernier billet sous l'œil d'une camera
    Pour bien graver La couleur des flammes et l'obstination d'un bout de femme!!

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  10. cf. Milton Friedman
    "bad laws make socially advantageous acts illegal, and therefore, leads to an undermining of morality in general"

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