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Exception culturelle et taux d’emploi

Depuis 1981, la part des français qui occupent un emploi – c’est-à-dire qui contribuent à la production de richesse de notre économie – est relativement stable autour de 40%. Le maximum a été atteint en 2001 (41,8%) et le minimum en 1994 (39,1%). Les (plus ou moins) 60% restant regroupent les enfants, les retraités et les chômeurs.

Un exercice instructif peut consister à comparer notre situation à celles d’autres pays : pour ce faire, j’utilise les statistiques [1] de la World Economic Outlook database (MàJ oct 2012) du Fonds Monétaire International pour la France et les 28 autres pays pour lesquels les données sont disponibles sur l’ensemble de la période [2].

Voici les résultats :

La courbe bleue représente donc le taux d’emploi [3] de la population française de 1981 à 2013 (les dernières années sont basées sur les estimations du FMI). Les tirets noirs correspondent au taux d’emploi des 28 autres pays (somme des populations employées rapportée à la somme des populations). La courbe blanche est le taux d’emploi moyen des 29 pays (moyenne arithmétique simple) ; elle est encadrée par une zone grisée qui correspond à la moyenne plus ou moins un écart-type. Enfin, les courbes grises indiquent, pour chaque année, les taux d’emploi minimum et maximum du panel (i.e. ce n’est pas toujours le même pays).

Au cas où vous-vous demanderiez où se trouvent les pays du Club Med et, en particulier, les champions toutes catégories de la dette publique (Grèce et Italie), les voici :

On pourra, dans un second temps, disserter sur la part de cette population employée qui travaille (directement ou indirectement) pour l’État, sur le nombre d’heures effectivement travaillées (i.e. voir notamment les congés payés) etc.

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[1] « LP » pour la population totale et « LE » pour la population employée.
[2] Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Chypre, Corée du sud, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, Grèce, Hong Kong, Irlande, Islande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume Uni , Singapour, Suède, Suisse et Taiwan.
[3] Il est inutile de me rappeler que ce n’est pas là la définition académique d’un taux d’emploi.

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