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Guest Post : L'honneur est à Londres

Par Yul Witkin

François Hollande est notoirement incompétent et entouré de traîtres. En 1940 une chambre socialiste donnait les pleins pouvoirs à Pétain ainsi qu’à une clique d'infâmes également socialistes (Laval, Déat...). En 1981 les socialistes remportaient les élections suite à une campagne horrible où les media déjà à gauche toute avaient usé du mépris et de la calomnie (l'affaire des diamants de Bokassa, fausse) afin d'élire un ancien de Vichy qui finira par placer sur écoute ses opposants comme ses amis. Même si la droite dans ces différentes périodes ne valait guère mieux, c'est le refus des réalités, notamment géopolitiques et économiques, qui ont triomphé. Un lâche soulagement.

La réélection de Sarkozy aurait permis à la gauche de rester unie 5 ans de plus grâce au moteur de la haine, assise sur ses rentes. Maintenant qu'elle ne peut plus haïr Sarkozy elle va compenser en haïssant encore plus le reste du monde, la finance etc... son penchant totalitaire et manichéen n’a fait que s’exacerber tandis qu’elle s’embourgeoisait et se livrait au détournement de fonds publics, comme si elle devenait en quelque sorte bipolaire, bien servie par une masse d’aigris à la fois mièvres et cyniques, peureux et intolérants, hantés par l’apocalypse, avides de subventions et d’emplois sans effort ni responsabilités, malgré tout convaincus de servir le Bien, auxquels le relativisme radical a fait perdre tout repère individuel et dont on ne sait s’ils sont naïfs ou pratiquent la double pensée.

Elle aura tous les pouvoirs et l'on assistera au spectacle consternant de ses déchirures autour du gâteau, ainsi que des affaires plus ou moins étouffées inévitables quand le clientélisme est la norme ; en sachant que Hollande sera amené par Bercy et nos partenaires européens à prendre des décisions qui sans doute, feront avaler leur carte à pas mal de ses militants actuels. C’est une tradition dans le socialisme français que de sabrer le champagne entre cocus. Dans moins d'un an tout le monde cherchera à l'abattre, ce président normal, d'autant plus que les media qui l'ont porté ne sont pas vraiment des gens honorables ou fidèles.

La gauche déjà très radicalisée va se raidir encore plus, et l'UMP, qui se sera trouvé un nouveau chef, éventuellement allié au FN rebaptisé, se radicalisera également puisqu'il est violemment anti-libéral comme le reste de cette république social-démocrate condamnée. Le résultat, ce sera probablement la situation grecque actuelle, avec des émeutes dans un climat de faillite, et les extrêmes surreprésentés au parlement. Dans ce naufrage, l'honneur et l'espoir de la France sont à Londres, comme il y a 70 ans, sous la forme de centaines de milliers de jeunes français exilés. A Bruxelles aussi, et par-delà les océans en Australie, à Hong Kong, au Canada…

Car c’est l’intelligence et l’ambition que l’on chasse, et ce sont cette intelligence et cette ambition qui continueront sur tous les continents de porter le flambeau de la civilisation française que tentent d’éteindre les socialistes. La force des expatriés et celle de ceux qui, sur le territoire national, sans avoir le courage de partir, ont celui de subir les injures de leurs concitoyens. La compréhension des choses et la bonne tenue morale sont l’œuvre vive, le socle que le socialisme n’a jamais eu, ce qui le condamne au bout du compte à la défaite au lendemain de chacun de ses succès malhonnêtes, comme l’Histoire l’a prouvé et le prouvera encore. C’est pour cela que nous ne devons pas désespérer : la réalité comme le vaste monde sont nos alliés, les plus implacables qui soient ! L’espace et la longueur de temps ne sont rien.

Commentaires

  1. mmm

    Je fais partie de ces exiles de Londres... Et je pense que vous parlez un peu vite. Le Royaume-Uni aussi distribue des millions et des millions de benefits, on paie plein d'impots ici aussi, on a meme pas de bonnes routes ou super TGV, on est tout aussi endettes... Bref! Je ne suis pas convaincu par le systeme UK au final!

    La question de tous les londonniens: mais ou part tout notre fric??

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    1. le propos de mon article n'est pas les conditions de vie à Londres, ville par ailleurs très chère, et on pourrait aussi causer de l'infâme NHS, mais le fait que s'y trouve environ trois cent mille français voire un peu plus, chiffre considérable, jeunes ou dans la force de l'âge, et faisant souvent preuve de grandes qualités de détermination et de compétence. En Belgique, on retrouve les industriels du nord, avec leurs fortunes et aussi pas mal de leurs usines, déménagées depuis la loi sur les 35h, dans les années 90. En suisse il y a également des capitaux d'origine française. L'industrie du jeu vidéo s'est déplacée à Montréal, etc... une partie de tout ce monde, définitivement écoeurée par la France ou séduite par le pays d'accueil ou les deux, ne reviendra jamais ou ne s'occupera plus du sort de la France. Le reste par contre j'en suis moins sûr, j'ai l'impression chez ceux que je connais qu'il subsiste un sentiment, et je me dis que l'hexagone étant durablement perdu aux mains des néfastes que l'on sait, la réforme en profondeur du pays, la victoire sur le socialisme qui couvre l'ensemble du spectre politique, viendra peut-être de cette France des exilés, qui concentre en fait des moyens considérables pour peu qu'elle en ait conscience. la représentation des français de l'étranger à l'assemblée nationale est un premier angle d'attaque, et peut-être la première opportunité d'y voir des députés libéraux, comme Gaspard Koenig, loin de l'emprise sur les élections des rentiers de toute sorte et d'un autre âge que l'on retrouve en France.

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  2. Un texte humoristique de tout premier ordre. L'avènement du rire spontané en quelque sorte. On cherche vainement une pensée animant l'ensemble de ces assertions péremptoires, et on s'aperçoit vite que la structure de ce récit mythologique et militant est un divertissement de cette même nature. Merci à l'auteur de nous divertir avec talent et convictions.

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  3. rira bien qui rira le dernier comme on dit.

    au demeurant, la technique qui consiste à gauche, à considérer systématiquement les propos de ses adversaires comme péremptoires et infondés, voire nauséabonds, sans jamais rien avancer soi-même, commence à devenir lassante. Mièvrerie ET cynisme.

    Quant au caractère mythologique du récit, vu ce qui se raconte couramment parmi les socialistes de gauche et de droite, dans la presse et dans une chiée de livres, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.

    La mentalité qui produit le genre de commentaire que je viens de lire, on la connaît fort bien, elle vous assaille dès l'aéroport: on se rend compte que l'on est en France parce que d'un coup il y a une sorte de grisaille, de chape de plomb qui vient peser sur les épaules, puis, et vous savez à quel aéroport je pense, vous devez vous frayer un chemin dans un labyrinthe foutraque conçu par un architecte incompétent dont on devine les relations en haut lieu. Les français eux-même se révèlent assez vite agressifs, soupçonneux, grossiers, parfois inquiétants, et ça fait un choc quand on a passé un certain temps avec des gens normaux.

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    1. Mais d'où tenez-vous que je suis socialiste ; et puis de quel socialisme parlez-vous, il y en a tellement, ne serait-ce qu'en France.

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  4. "On ne peut pas être intelligent, socialiste et de bonne foi".

    Charles Gave.

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  5. cf Théo2toulouse

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  6. Tout article qui commence par : "François Hollande est notoirement incompétent et entouré de traîtres. En 1940 une chambre socialiste donnait les pleins pouvoirs à Pétain ainsi qu’à une clique d'infâmes également socialistes (Laval, Déat...)."

    Ne vaut pas temps de lecture.

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