Paradoxe de Newcomb : je rejoins le camp des one-boxers

Avant de poursuivre, vous devriez sans doute vous faire votre propre avis en lisant ceci.

Le raisonnement d’un one-boxer consiste à considérer que le devin (ou la super-intelligence qui fait des simulations de vous ou le super-algorithme testé pendant 20 ans par les meilleurs psys) à, par exemple, 90% de chances d’avoir anticipé correctement votre choix. Partant de là, le one-boxer peut facilement estimer des espérances de gain : 101 pour les deux boîtes, 900 pour la boîte A seule ; la cause est entendue.

Du point de vue des two-boxers, la prédiction du devin a peu d’importance : le fait est que, dans tous les cas, choisir les deux boîtes rapporte 1 euro de plus que de choisir la boîte A seule (i.e. l’euro qui se trouve dans la boîte B). Si on part du principe que les deux prédictions possibles du devin sont équiprobables, ça fait une espérance de gain de 500 pour la boîte A seule et de 501 pour les deux boîtes.

D’où le paradoxe.

Après y avoir réfléchis un moment, je rejoins la majorité : je suis définitivement un one-boxer ; voici pourquoi.

Si vous ayez décidé de two-boxer, l’énoncé même du problème vous dit que le devin l’a très probablement prédit. Dans mon exemple, il y a donc 90% de chances pour que la boîte A soit vide ce qui réduit votre espérance de gain aux 101 euros prévus par les one-boxers.

En d’autres termes, la différence entre one-boxers et two-boxers, c’est que ces derniers ignorent une donnée fondamentale du problème : par hypothèse, leurs choix, leurs tergiversations et leurs stratégies ont (très probablement) été prédits.

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