Décroissance volontaire

De 2007 à 2012, le Produit intérieur brut de la France a augmenté de 145,5 milliards d’euros. Sur ce total, 136,4 milliards d’euros (en euro 2012) sont dus à l’inflation ce qui fait que notre croissance réelle n’a été que de 9,1 milliards d’euros (2012).

Sur cette période, la valeur ajoutée réelle des entreprises, des ménages et des institutions à but non lucratif s’est contractée de 7,7 milliards d’euro (2012) tandis que celle des administrations publiques a augmenté de 16,7 milliards d’euros (2012).

Comme vous le savez, la valeur ajoutée des administrations publiques n’est pas vraiment une valeur ajoutée – cette dernière est impossible à calculer puisque ces services sont essentiellement financés par l’impôt. Par convention, la comptabilité nationale les comptabilise sur la base de leurs coûts de fonctionnement.

C’est-à-dire qu’en cinq ans, l’économie française s’est contractée d’au moins 7,7 milliards d’euros (2012) ; soit une croissance négative de 0,5%.

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[1] Le solde, 159 millions d’euros (2012), correspond à la variation du solde des impôts et des subventions sur les produits.

8 commentaires:

  1. Serait-il possible d'avoir un petit graphe de l'évolution du PIB marchand sur disons les 50 dernières années?

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  2. Bien sûr !
    Les données (à prix courant) sont ici ; après, il suffit d'ajuster de l'inflation en utilisant le PIB en volume (ici par exemple).

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  3. OK merci!

    La question bête: que veulent dire "VAB", "APU" et "Imp/Sub"?

    Faut publier les graphes maintenant ;)

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  4. VAB = Valeur Ajoutée Brute
    APU = Administration PUbliques
    Imp/Sub = solde des impôts/subventions sur les produits.

    Somme des VAB + Imp/Sub = PIB

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  5. Merci!

    La mesure du PIB vient des comptes de résultats. Existe-t-il des stats provenant des bilans (actif/passif)? J'imagine que ce ne doit pas être facile d'évaluer les actifs de l'État (que "vaut" le Louvre ou la Tour Eiffel?)...

    Là où je veux en venir, c'est parvenir à évaluer la croissance "corrigée" des variations d'endettement (autant pour le public que pour le privé). Si l'État s'endette de 3% supplémentaires et dépense intégralement ces 3% dans des dépenses courantes, le PIB augmentera de 3%, toutes choses égales par ailleurs, si je ne m'abuse. Il faudrait donc retrancher ces 3% à la croissance du PIB.
    Existe-t-il un tel indicateur?

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  6. D'autre part, pourquoi n'as-tu inclus dans les stats que les administrations publiques (~16% du PIB) et pas l'ensemble des dépenses publiques?
    Comment sont évaluées les autres dépenses publiques, sachant qu'elles sont généralement en situation de monopole, et que le prix "de vente" de ces prestations n'est pas véritablement un prix de marché?

    Par exemple les dépenses de sécurité sociale...

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  7. je ne comprend pas la part importante (136 mds / 145) de l'inflation sachant que celle-ci a été de 10% entre 2007 et 2012.
    Par ailleurs, ne faudrait-il pas tenir compte de la récession économique que l'on subit depuis 2008?
    Merci

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