Accéder au contenu principal

Ils sont partout !

Bien. Ça ne vous a sans doute pas échappé mais The Economist, aussi connu sous le nom de Pravda du capital (Laurent Joffrin) ou, plus récemment, de Charlie Hebdo de la City (Arnauld Montebourg), vient d’en remettre une couche. Après A country in denial (mars 2012) et The rather dangerous Monsieur Hollande (avril 2012), voici The time-bomb at the heart of Europe dans lequel l’éditorialiste estime que notre beau pays est aujourd’hui la principale menace qui pèse sur les cieux déjà bien assombris de la zone euro. Nous n’allons pas revenir sur le fond de l’article ni sur les réactions outragées et néanmoins parfaitement synchronisées de notre petite mafia politico-médiatique. Au lieu de cela, je vous propose un rapide tour de l’internet sauvage et dérégulé pour voir comment notre presse écrite d’élite présente The Economist.

Dans le désordre : l’Expansion nous rappelle, fort opportunément, que « cet hebdomadaire des affaires très influent » est aussi « très libéral » en plus d’être britannique ; plus concis, Le Figaro précise que The Economist est un « influent et libéral hebdomadaire britannique » tandis que le Huffington Post suggère la formule « influent et libéral hebdomadaire britannique du monde des affaires » et qu’au Nouvel Observateur on nous propose le qualificatif d’« hebdomadaire libéral britannique du monde des affaires » ; chez Libération, on parle d’un « influent hebdomadaire britannique du monde des affaires » ; dans les colonnes de La Tribune, on joue la sobriété en parlant d’un « magazine de tendance libérale » comme dans celles du Monde où l’on se contente d’un sibyllin « journal libéral ».

Arrêtons là…

Commentaires

  1. Robert Marchenoir16/11/2012 16:37

    Libéral, mais ayant soutenu Obama.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. quel dommage que Ron Paul n'ait pas été choisi par les Républicains !

      Supprimer
  2. Les français sont prévenus ! Avec ce message :

    The Economist : la France est une bombe à retardement au coeur de l'UE

    ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas

    RépondreSupprimer
  3. Ou comment diaboliser le libéralisme et les libéraux ...

    RépondreSupprimer
  4. Alain Briens17/11/2012 19:59

    Il est rassurant de constater que les 272 millions d'euros de subventions versés par l'Etat en 2012 pour préserver la diversité et la pluralité de la presse ont servi à quelque chose...
    Ne soyons pas négatifs, cela aurait pu être pire. D'une part, on relève une louable volonté d'adapter ou de maquiller la dépêche AFP, d'autre part, c'est moins grave que si la presse avait qualifié à l'unisson "The Economist" de journal gauchisant influent dans les milieux altermondialistes...

    RépondreSupprimer
  5. Jadis, le bon docteur Goebbels décidait qui était Juif et qui ne l'était pas. La presse nationale socialiste franchouille décide qui est libéral et qui ne l'est pas.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Comment j’ai déprogrammé l’obsolescence

C’est arrivé ce matin. Notre lave-vaisselle familial, que nous avions programmé pour tourner la nuit dernière, n’avait pas fonctionné. Mon épouse, étonnée par cette inhabituelle défaillance, a essayé de le relancer : rien à faire, le bestiau ne fonctionnait plus. Dépités, nous convînmes donc, ma dulcinée et moi-même, qu’il était temps de lui trouver un remplaçant. Cette fois ci, nous disions nous pas plus tard que ce matin, nous n’achèterons pas la première camelote venue à 300 euros : rendez-vous fût pris en début de soirée pour faire l’acquisition d’une bête de course qui, nous l’espérions, durerait vingt ans, comme celle de belle-maman.Dans les entrailles de la bêteMais la journée avançant, cette histoire ne sortait pas de ma tête. Le lave-vaisselle en question, nous l’avions tout de même acheté il y a à peine plus de trois ans : ce n’est pas Dieu possible que ce machin, même s’il ne nous avait objectivement pas coûté grand-chose, nous lâche aussi vite. Si ça se trouve, me disais-j…

Les prix « avant l’euro »

(J’ai l’intention de compléter cet article au fur et à mesure. Si vous avez des prix à proposer (avec des sources crédibles), n’hésitez pas à le me suggérer dans les commentaires.)L’euro a été introduit en deux temps. La première étape a eu lieu le 1er janvier 1999 à minuit, quand le taux de change irrévocable des différentes monnaies nationales par rapport à l’euro a été fixé définitivement — soit, pour ce qui nous concerne, 1 euro = 6.55957 francs. La seconde étape, l’introduction des pièces et billets en euro, s’est étalée sur un mois et demi : du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 ; date à laquelle les espèces en franc ont été privées du cours légal [1] — c’est-à-dire qu’il était interdit de les utiliser ou de les accepter en règlement d’une transaction.SalairesÀ compter du 1er juillet 2000, le SMIC horaire brut était fixé à 42.02 francs soit, pour avec une durée légale du travail de 39 heures par semaine (169 heures par mois), 7 101.38 francs bruts par mois. Le 1er juillet 2001,…