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Les ravages de la mondialisation néolibérale

Selon les données de la Banque Mondiale, le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollars US par personne et par jour (i.e. le seuil d’extrême pauvreté) s’est réduit de 1,9 milliards en 1981 à un peu moins de 1,3 milliard en 2008. Sur la même période, la population mondiale est passée de 4,5 à 6,7 milliards d’individus ; en d’autres termes, le pourcentage de la population mondiale vivant dans un état d’extrême pauvreté a chuté de 43% en 1981 à 19% en 2008.

Commentaires

  1. 50 pesos (1 euro-->60 pesos), c'est ce que gagnait ma copine par jour en travaillant ici à Mindanao, Ph.

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  2. Raisonnement global assez terrifiant qui fait fi des équilibres nationaux et des vérités attachées aux économie réelles et situées. Vérités qui acte une terrible guerre commerciale. Les dogmatiques adoptent souvent le "point de vue de Dieu" cette vision à la toise, désincarnée, jugeant à l'aune de l'humanité, sans voir la violence faite aux individus, aux peuples, aux cultures du monde. L'humaniste se contente de voir à hauteur de la dignité de chaque être. Il y a quelque chose de l'ordre de "et dieu reconnaîtra les siens", au creux de sa main invisible, qui est assez terrifiant. Au sein de chaque économie, de chaque pays, l'écart ne cesse de se creuser entre ceux qui ont beaucoup et ceux qui n'ont plus rien ; les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux ; mais tout cela n'a pas d'importance du point de vue du Dieu-Marché, puisque ce qui compte c'est moins ce que ceux de mon peuple - cette histoire dont j'hérite et transmet - perdent pour finir dans la pauvreté que ces 2 dollars de plus plus que gagne un chinois toujours pauvres, mais un peu moins, travaillant toujours 12 heures par jour pour engraisser les acteurs de marché et les multinationales. Le progrès, non ? La dignité n'est pas une moyenne mondiale, mais un état propre à l'homme et de plus en plus bafouée par cette terrifiante loi technicien du marché roi.

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    1. ouah, toi tu dois être une de ces personnes qui pourraient s'écouter parler toute la journée.
      Sinon, en substance, le monsieur te donne des chiffres (ie des preuves) que la pauvreté a baissé. Donc quand tu dis qu'il y a de plus en plus de travailleurs pauvres. Au niveau mondial, c'est juste FAUX.
      Après, si tu veux parler de la France, pourquoi pas, mais le problème c'est que la France fait tout son possible pour échapper aux bénéfices de la Mondialisation !

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    2. Le seule problème, c'est qu'il n'y a pas un peuple mondiale, mais des peuples et des civilisations singuliers portant une mémoires et des équilibres qui leur sont propres. Quand vous demandez à ce que l'on vous rembourse vos frais médicaux, vous l'envoyez à qui votre demande, à l'ONU, à l'Unesco, au FMI, à l'OMC ? La démocratie et les libertés "modernes" n'existent qu'à hauteur des nations souveraines.Respectez les peuples et les mémoires s'il vous plait, et vous respecterez la liberté.La mondialisation libérale, cette abaissement programmé des frontières commerciales et administratives est une monstruosité qui fait des classes moyennes des pauvres, et des miséreux des pauvres simple, à 2 € la journée au lieu d'1€. Et pendant ce temps-là, les affaires continuent ; et les banques spéculent sur les matières premières à grand coup de micro-seconde d'ordres de marché. Et les plus riches sont plus riches encore. La justice Monsieur, et non la charité. La mondialisation ? Du malheur, rien d'autre ! La mondialisation libérale ? La guerre commerciale partout ; le doux commerce est un mythe, un bien triste mythe.

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    3. Dis simplement ce que tu penses : les pauvres des autres pays peuvent crever, du moment que tu continues à vivre confortablement.

      Finalement tu n'es pas si différent des égoïstes que tu dénonces, tu as juste un horizon un peu plus large.

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    4. J'avoue commencer par m'occuper des pauvres qui sont à côté de moi, ce qui n'exclu pas nécessairement les autres un peu plus loin. Vous préférez l'inverse, c'est assez étrange. Mais votre libéralisme ne s'occupe nulle part de la pauvreté ; l'augmentation de revenu (de 1 à 2€ en valeur relative pour une journée de travail) du pauvre des pays du tiers monde est un effet collatérale de l'idéologie centrale à l'oeuvre, cet enrichissement des plus riches par délocalisations massives, et ainsi, l'appauvrissement de ceux qui se trouvent juste à côté desdits enrichis. Oui, j'affirme, mais vous manifestement non, n'être pas né de moi-même, et m'inscrire dans une continuité historique dont je suis, aussi, la résultante, et qui créer pour moi des obligations d'abord vers ceux de mon peuple. Mais que penser de l'homme qui n'hérite de rien, d'aucune histoire, si ce n'est du tropisme financier et commercial, et qui cours à 10 000 Km s'occuper - dit-il - de pauvres qu'il pouvait trouver à 100 mètres de chez lui ? Votre système ne cesse de se faire passer pour autre que ce qu'il est. La liberté a existé avant le libéralisme ; permettez que je vous enjoigne de lire Quentin Skinner ou Blandine Kriegel - si ces noms là veulent dire quelque chose pour vous. Au coeur du solidarisme d'un Léon Bourgeois, il y a la notion de gratitude ; cette gratitude est une célébration de la mémoire commune, mémoire politique et citoyenne notamment, toutes choses qu'exèrcre votre système abstrait, mathématique, immédiat, chantre de la satisfaction individuelle et du consommateur décérébré, "déculturé", et qui s'appelle aujourd'hui libéralisme économique, voire libéralisme tout court pour certains. Encore un régime de l'homme nouveau ? L'argent n'a ni odeur ni mémoire, voilà ce que vous voulez dire. Tout cela est bien triste et tout à fait commun. Argentine, Grèce, Espagne, Italie... le libéralisme économique - jamais advenu nous dit-on toujours par manque de libéralisme comme il manquait de communisme - sème la désolation partout où il passe.

      Homme nouveau et ingratitude, voilà le programme, et il n'a rien de nouveau.

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  3. http://www.oecd.org/dataoecd/21/9/43590390.pdf

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  4. Toto-jazz, vous dites : "Au sein de chaque économie, de chaque pays, l'écart ne cesse de se creuser entre ceux qui ont beaucoup et ceux qui n'ont plus rien". Pouvez-vous nous envoyer vers un ensemble de données numériques correspondant à cette affirmation à la fois tranchée ("chaque pays", "ne cesse de") et vague ("beaucoup", "plus rien"). En effet le billet de Georges Kaplan concerne strictement le niveau économique. Lui répondre que "La dignité n'est pas une moyenne mondiale", c'est répondre à côté. Si je vais voir mon médecin, et qu'il me dit que je suis en sur-poids par rapport à la fourchette standard pour mon sexe et mon âge, je suis mal fondé à lui rétorquer : "La dignité n'est pas une moyenne nationale". Si mon professeur m'a mis 7 sur 20 à ma copie d'allemand, je suis mal fondé à lui dire : "La dignité n'est pas une note sur vingt". On ne réfute pas des données numériques en invoquant un concept qui est en dehors du quantifiable. Ce serait une astuce rhétorique un peu facile. Il est vrai que nos politiques en usent, mais on se gardera bien de les imiter.

    Note supplémentaire. Vu mon âge, je me souviens très bien des affirmations répétées sans aucune vergogne par les dirigeants et militants du Parti communiste français, selon lesquels on assistait à une paupérisation affolante de la classe ouvrière française, et, d'une manière générale, des "travailleurs manuels et intellectuels des villes et des campagnes". Comme le disait autrefois Alfred Sauvy, que j'ai déjà cité sur ce blog récemment : "La peur de se ranger dans une certaine catégorie sociale ou intellectuelle conduit à une série de faiblesses devant les faits. Le plus remarquable est que cette peur se traduit non seulement sur l'époque contemporaine, ce qui est excusable, mais sur un passé plus lointain. En mettant bout à bout les résultats des syndicats cités plus haut et ceux des études de Kuczynski, de Labrousse, de Levasseur, de Marc, on trouverait sans grand peine, que le niveau de vie actuel est inférieur à celui du moyen âge, voire du début du XIIIe siècle." [Alfred Sauvy, Mythologie de notre temps, Payot 1965, page 121.]

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    1. @Curmudgeon

      Je renonce à venir reprendre les défauts logiques de votre réponse. Restez dans vos certitudes. Votre économisme, qui ne vaut pas mieux que le communisme qui, lui aussi, mettait au centre de sa réflexion l'économie et la production, échouera face au mur du réel qui atteste une prolétarisation du monde occidental profitant aux détenteurs de capitaux dominants.

      Je vous l'ai déjà dit, ce qui nous oppose fondamentalement c'est une vision de l'Homme. Vous en restez à la fables des abeilles (Mandeville) et à la célébration des égoïsmes comme moteur de l'Homme, je disqualifie ce positionnement qui réduit l'Homme à un calculateur rationnel incapable d'une destinée morale et/ou spirituelle.

      Votre utilitarisme forcené, mâtiné de mathématiques appliquées, éminemment poussives et s'en remettant à la main de dieu et à la divine providence, mène le monde à la catastrophe.

      Le seul credo de ce libéralisme est "mon moi est mon droit". Votre libéralisme exige ainsi, au nom de la pulsion individuelle débarrassée du surmoi, l'abolition de toutes formes de frontières, et ce qu'elle soient économiques, géographiques, culturelles (relire race et culture de Lévi-Strauss), anthropologiques, faisant de tout de la marchandise, détricotant ainsi le tissu "civilisationnel" au profit d'un homme nouveau, sans passé, aliéné par la consommation et le marché.

      Ruse de l'histoire, vous qui vous croyez libres vous êtes aux prises avec une aliénation de toute première grandeur, votre idéologie propre, qui n'est qu'un économisme de plus.

      Rousseau avait une phrase pour cela :

      "Il n'y a point d'assujettissement si parfait que celui qui garde l'apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même."

      Je vous conseille la lecture de Dany-Robert Dufour, notamment : "Le divin marché" et "La cité perverse".

      La grande oeuvre a déjà commencé : concurrence acharnée (PURE et parfaite), violence économique échevelée, misère galopante, chômage explosant, et pérennisation d'un modèle fondé sur la surexploitation du travailleur pauvre au profit des détenteurs de capital.

      Que vous le vouliez ou non, le travailleur chinois dont la paie est passée de 1 à 2€ reste un travailleur pauvre, au moment où l'ouvrier français qui travaille désormais à temps partiel et en intérim depuis la délocalisation de son usine est, lui, devenu un travailleur pauvre : c'est la grande égalisation libérale par le bas, au profit d'une maximisation pour ceux qui sont en haut.

      Mais il ne faut pas se faire d'illusions ; un mur théorique a été construit - par vous-même - autour de vous et vous ne pourrez rien voir.

      Tel le communisme, le mondialisme libéral échouera, et le prix en matière de vie humaine et de casse-sociale sera énorme - l'est déjà.

      Le libéralisme est une malédiction qui vaut bien le communisme.

      Notre opposition fondamental demeure sur une définition de l'Homme. Cette opposition se trouve être exprimée par les deux phrases suivantes :

      "Heureux est le lion que mangera l’homme et le lion sera homme".(Christianisme, Humanisme)

      "Méprisable est l’homme que mangera le lion et le lion sera homme."
      (Libéralisme)

      Je vous laisse deviner ce que représente symboliquement le lion dans ces citations.

      Cordialement.

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    2. Voir ma réponse ci-dessous.

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  5. Pour éviter un texte tout étiré en longueur, je réponds à Toto-jazz (20 avril) ici.

    Non, Toto-jazz, je ne suis rien de ce que vous dites. Non, je ne suis pas un disciple de Mandeville, qui célèbre l'égoïsme. Non, je ne suis pas un "utilitariste forcené". Non je ne suis pas soumis à "la pulsion individuelle débarrassée du surmoi" (et au passage, j'ai de bonnes raisons de ne pas prendre la psychanalyse au sérieux). Non, je ne crois absolument pas à l'existence d'une concurrence "pure et parfaite", pas plus qu'à un marché en état d'"équilibre". Non, je ne suis pas l'adepte d'un "économisme". Non, je ne fais pas de tout une marchandise. Non je ne réduis pas l'Homme à "un calculateur rationnel incapable d'une destinée morale et/ou spirituelle". Vous vous êtes, comme beaucoup (la plupart peut-être) fabriqué un homme de paille appelé "libéral", dans lequel je ne me reconnais en rien. En rien.
    Votre peinture du libéral est tellement hideuse, accumule tellement les tares, que, franchement, on a à faire à un monstre comme je n'en ai encore jamais rencontré (ça m'évoque plutôt des brutes communistes ou nazies). Vous ne me connaissez pas : qu'est-ce qui vous autorise à m'attribuer des traits aussi méprisables, aussi ignobles, et, au surplus, aussi simplistes, voire stupides ?
    Et que peut bien, exactement, signifier cette phrase : "Votre utilitarisme forcené, mâtiné de mathématiques appliquées, éminemment poussives et s'en remettant à la main de dieu et à la divine providence, mène le monde à la catastrophe." ? De quelle "main de dieu" s'agit-il ?
    Quand vous parlez de "surexploitation" du travailleur, qu'avez-vous à l'esprit ? En quoi la "surexploitation" diffère-t-elle de l'"exploitation" ? En quoi consiste exactement l'"exploitation" ?

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    1. @Curmugeon

      Je ne doute pas de vos qualités et de vos bonnes intentions, mon message s'adresse à un archétype effectivement mais dont les théories sont tout à fait présente dans le débat public.

      Vous auriez tort de prendre cela pour vous, tout autre personne aurait tort de prendre cela pour elle.

      La démesure (hybris) et l'instance de maîtrise, de modération, de celle-ci, et tout comme l'inconscient, n'ont pas été inventés par Freud : tout cela est vieux comme le monde grec.

      Lasch parlait de la "Culture du narcissisme" (Narcisse...) pour synthétiser en une expression le libéralisme dans sa version culturelle... moi, moi, moi, moi, sans limites et sans frontières quelles qu'elles soient...

      Je vous invite simplement à revenir à la racine des principes qui commandent ces dogmes libéraux ici exposés, rien de plus.

      J'interroge des idées, des concepts, des définitions, des idéologies, je ne personnalise pas le débat, ne croyez pas cela.

      Revenez aux principes de tout cela, et concluez.

      Reprenez Mandeville, puis Adam Smith dont le père était, il me semble, garde barrière ou douanier (cas intéressant pour la psychanalyse...), vous verrez-là une impasse (Cf Michéa, impasse Adam Smith)

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    2. Toto jazz : la description que vous faites (répétée) d'un libéral ressemble à s'y méprendre à celle d'un psychopathe. La diabolisation du libéralisme fonctionne à fond chez nous, les Français. Pour rechercher par vous même, sans répéter ce que les médias vous produisent depuis la fin de la SWW je vous invite à prendre connaissance de l'autre article de notre hôte sur le pourcentage de gaucho-trotskistes sévissant dans notre presse ....
      Ça peut éventuellement vous faire envisager le problème de l'affreux, bête et méchant libéral sous un autre angle.

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  6. A Toto-jazz

    Non, votre archétype est un stéréotype dans le pire sens du mot, un poncif. La preuve étant la fixation sur Mandeville et sur Smith (lequel, d'ailleurs, détestait Mandeville). La littérature économique est énorme, et ne se réduit pas à deux ou trois auteurs, toujours les mêmes, d'ailleurs plus évoqués que lus (avec des contresens sur la "main invisible", qui ne figure qu'une fois dans The Wealth of Nations, et dans un contexte particulier). Quels sont ces "dogmes libéraux" dont vous parlez ? Qu'est-ce que le narcissisme vient faire avec les échanges économiques ? Si un acteur économique potentiel ne voit que "moi, moi, moi, moi, sans limites et sans frontières quelles qu'elles soient...", comme vous l'imaginez assez étrangement, soyez assuré qu'il ne trouvera personne pour échanger avec lui. Votre narcissique est soit un gamin mégalomane et capricieux, soit un bandit de grand chemin armé d'un pistolet. Essayez d'acheter une baguette de pain dans de telles dispositions, et vous comprendrez vite.
    Pour autant que je puisse saisir les choses, votre vision me semble suivre prématurément des approches philosophiques qui ne sont pas assises assez fermement sur une connaissance à la fois suffisamment approfondie et suffisamment large des bases de l'économie. Le bon philosophe ne peut réfléchir utilement que sur la base d'un travail préparatoire technique conduit selon les canons habituels. C'est ce que faisait Aristote, une espèce de directeur de recherches du CNRS avant la lettre : il collectionnait d'abord les animaux, les pièces de théâtre, les constitutions, etc. Par exemple, si je lisais Michéa ou Lasch (ce que je n'ai pas fait), je chercherais immédiatement à savoir quelle est leur vision de la préférence, de la valeur, du coût d'opportunité, de l'échange, de la distribution de l'information, du marché, et si je voyais qu'il n'ont pas pris la peine de s'informer comme un bon écolier doit le faire, je refermerais leurs livres séance tenante.

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    1. L'économie politique n'est rien, pas plus que ces compilations théologiques très savantes du moyen âge dont il ne reste rien. Ces dernières n'avaient pas plus de rapport avec la transcendance que l'économisme du jour n'en a avec le réel (Cf Galbraith, grand prêtre ayant pris ses distances avec le saint ordre de l'économisme).

      Aristote ?

      Relisez donc sa "Politique" (Livre I) !

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    2. @Curmud

      Illustres théoriciens de l'économie, théologiens sans frontières au service du dieu argent :

      "Songe sans cesse à cette prodigieuse diversité d'hommes qui sont morts dès longtemps, de moeurs si différentes, de peuples si divers ; et descends, si tu le veux, jusqu'à un Philistion, un Phoebus, un Origanion. Passe ensuite à d'autres classes de gens ; et dis-toi que c'est là qu'il faut un jour aussi nous rendre, là où sont déjà tant d'habiles orateurs, tant de graves philosophes, Héraclite, Pythagore, Socrate ; tant de héros des âges antérieurs, tant d'hommes de guerre venus après eux, tant de tyrans. Ajoute à tous ces noms un Eudoxe, un Hipparque, un Archimède, et une foule de tant d'autres natures d'esprits, ceux-ci pénétrants, magnanimes, laborieux, ceux-là capables de tout, égoïstes, railleurs impitoyables de la vie même de l'homme, si mêlée, si éphémère, un Ménippe par exemple, et tous ceux de son espèce. Compte un peu depuis combien de temps ils gisent en terre. Qu'y a-t-il donc là de si terrible pour eux ? A plus forte raison, quel malheur est-ce donc pour ceux dont le nom n'a pas même survécu ? Ainsi, il n'y a vraiment qu'une seule chose qui soit digne du plus grand prix : c'est de traverser la vie, dévoué à la vérité et à la justice, et doux envers les hommes, bien qu'ils soient trompeurs et méchants."(Hayek ? Smith ?)

      Il n'en restera rien, strictement rien !

      ;-)

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  7. A Toto-jazz

    Le père d'Adam Smith était effectivement [1] collecteur de droits de douane, et, chose qui titillera les psychanalystes, [2] il est mort deux mois avant la naissance de son fils, et Adam fut élevé [3] par sa mère avec l'aide bienveillante [4] d'un groupe d'amis de son père nommés [5] dans le testament de celui-ci. [6] AS est resté célibataire, et ne semble pas avoir eu des intérêts sexuels très vifs. Pour corser l'affaire, un de ses biographes rapporte une anecdote (difficilement vérifiable) selon laquelle, à l'âge de trois ans, [7] AS a été enlevé par des "personnes membres de la communauté des gens du voyage", et relâché quand on est venu à son secours. Wikipedia cite le passage de Rae (1895) ainsi : ""In his fourth year, while on a visit to his grandfather's house at Strathendry on the banks of the Leven, [Smith] was stolen by a passing band of gypsies, and for a time could not be found. But presently a gentleman arrived who had met a gypsy woman a few miles down the road carrying a child that was crying piteously. Scouts were immediately dispatched in the direction indicated, and they came upon the woman in Leslie wood. As soon as she saw them she threw her burden down and escaped, and the child was brought back to his mother. [Smith] would have made, I fear, a poor gypsy".
    Pour une compréhension techniquement fine d'Adam Smith, qui explose les légendes continuellement répétées sur AS, on peut recommander le blog très riche de Gavin Kennedy, Adam Smith's Lost Legacy
    http://adamsmithslostlegacy.blogspot.com/

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