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Bastiat 2012

Disons les choses telles qu'elles sont : en 2012, on a le choix entre la peste, le choléra, le typhus, le scorbut et la malaria.

Alors, plutôt que de pleurer, on va voter pour Frédéric Bastiat.

Oui, je sais, il est mort depuis un siècle et demi mais il ne fera pas pire que les autres. Il fera même sans doute mieux !

#Bastiat2012
bastiat2012.fr

Commentaires

  1. Je suis impressionné par Bastiat. Récemment j'ai commencé la lecture du recueil d'articles publié par Philippe Nemo à la fin de 2011, "La France aveuglée par le socialisme". Il y aborde notamment une doctrine dont j'ignorais l'existence, le solidarisme (Léon Bourgeois, Célestin Bouglé en particulier), qui était portée par les radicaux-socialistes et les francs-maçons, et qui semble connaître une certaine résurgence après éclipse. Elle a quelques affinités avec le "care" de Martine Aubry. Ou avec ce que dit le sociologue Serge Guérin sur son blog :
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/guerin/

    Là-dessus je me mets à lire "Justice et fraternité", que Bastiat a publié en 1848 dans le Journal des économistes. On le trouve facilement sur le Web, par exemple ici :
    http://bastiat.net/fr/oeuvres/justice_fraternite.html

    Bastiat y procède à une analyse des dangers recélés par certaines conceptions de la fraternité, concept qui n'est pas sans rapport avec la "solidarité", "la justice sociale", le "care". La note 1, ajoutée par les responsables de la publication de ses œuvres en 1863 est un petit texte inédit sur le curé de son village, qui montre merveilleusement la capacité de Bastiat à observer la distinction légitime des domaines, à faire voir que les actions dans ces domaines différents n'ont rien d'incompatible. Une chose que des auteurs comme Serge Guérin ne comprennent pas bien, 150 ans après Bastiat. On n'arrête pas de lire ou d'entendre des discours prônant un retour à l'indistinction des sociétés anciennes, l'économique, le politique, le philosophique et le moral étant vigoureusement soudés, sous le commandement des occupants des hautes sphères de l'Etat. M. Guérin croit ainsi que nous souffrons d'un "culte de la productivité" : l'emploi même du mot, même si c'est une métaphore apparemment anodine, exprime la naïve croyance que les partisans d'une économie de marché soucieux de productivité sont tous tellement bornés qu'ils transforment l'économie en religion ; certains obsédés ne pensent qu'à ça, mais c'est une minorité. Ce que j'observe, ce serait plutôt la grande faveur dont jouit la para-religion statolâtrique.

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  2. Vous avez raison, je crois que c'est son nom que je vais inscrire sur mon bulletin de vote et glisser dans l'urne ! Ou Ron Paul. Je vais réfléchir au nom que les scrutateurs sont susceptibles de mieux connaître.

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  3. D'après Jean-Marc Daniel, les socialistes se trompent depuis... 1848.

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/jean-marc-daniel-livre-une-conception-nouvelle-du-socialisme_995023.html

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