Accéder au contenu principal

Un avertissement...

"Les gouvernements et parlements européens se sont efforcés, depuis plus de soixante ans, de gêner le jeu du marché, d’intervenir dans la vie économique et de paralyser le capitalisme. Ils ont gaiement ignoré les avertissements des économistes. Ils ont dressé des barrières douanières ; ils ont encouragé l’expansion de crédit et une politique d’argent facile ; ils ont eu recours au contrôle des prix, aux salaires minima et aux procédés subsidiaires. Ils ont transformé la fiscalité en confiscation et expropriation ; ils ont proclamé que les dépenses imprudentes étaient le meilleur moyen d’accroître richesse et bien-être. Mais quand les conséquences inévitables de telles politiques, depuis longtemps prédites par les économistes, devinrent de plus en plus évidentes, l’opinion publique ne porta pas son blâme sur ces politiques chéries, elle accusa le capitalisme. Aux yeux du public, ce ne sont pas les politiques anticapitalistes mais le capitalisme qui est la cause profonde de la dépression économique, du chômage, de l’inflation et de la hausse des prix, du monopole et du gaspillage, du malaise social et de la guerre."

Ludwig von Mises, Omnipotent Government: The Rise of the Total State and Total War, 1944.

Commentaires

  1. Abrogeons la loi de 1973, et ces dettes qui vous gênes tant, faites pour une large part d'intérêts dus aux Banques privés qui ne devraient jamais se retrouver dans les circuits de financement des Etats, disparaîtront.

    http://www.dailymotion.com/video/xh26ks_francois-hollande-et-la-dette-publique-accablant_news

    UMPS !

    RépondreSupprimer
  2. Jojo bulle,
    Croyez-vous en la magie ?

    RépondreSupprimer
  3. Ben avec un nom pareil j'y crois forcément. Mais il ne s'agit pas de magie. Avant la loi de 1973 l'Etat n'avait pas de problèmes de financement et une dette que nous dirons "gérable". Cela étant celle du jour l'est également. Il nous suffit de faire défaut. J'ajoute qu'un Etat n'est pas une entreprise, et que liquider les actifs d'un Etat reviendrait à liquider sa population, ce qui n'est pas possible - même pour des banquiers - ni souhaitable - même pour des banquiers. JP Morgan, combien de divisions ? Ne laissons pas les Banquiers et les marchés maîtriser notre destin. La Banque vend un argent qu'elle n'a pas ; la Banque est l'escroquerie du Siècle.

    - On vous doit quelque chose ?
    - Comment ça ? Des intérêts ?
    - Appellez-moi la DCRI, les ser-vices spéciaux, nous avons un récalcitrant avec de grandes idées subversives, et il nous faut le convaincre dans les meilleurs délais : Opération Gnouf intégral messieurs.

    RépondreSupprimer
  4. - Chef, chef, j'ai une question.
    - Est-ce qu'une Banque est une entreprise pyramidale ?
    - Ne posez pas de vilaines questions subversives mon p'tit Charles ; vous êtes nouveau vous dans la Banque vous, non ?

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=A232EDC147FB3945DD69183C3E361854.tpdjo05v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006161832&cidTexte=LEGITEXT000006069565&dateTexte=20110830

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=A232EDC147FB3945DD69183C3E361854.tpdjo05v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006165331&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20110830

    RépondreSupprimer
  5. Jojo bulle,

    Juste pour votre info. Avant 1973, l’Etat français était contraint par l’accord de Bretton Woods qui lui imposait de maintenir – via des interventions sur le marché des changes – la parité du franc avec le dollar ; ce dernier étant lui-même étalonné sur l’or à raison de $35 l’once. C’est quand le système de Bretton Woods s’effondre que VGE juge utile – et la suite a prouvé qu’il avait raison – d’empêcher le Trésor Public de se financer via la « planche à billet ». Vous croyez donc qu’il suffit d’imprimer des billets pour créer de la richesse ? Ca c’est de la magie. La république de Weimar a eut quelques espoirs de ce type en 1923… pour la suite, je vous laisse ouvrir un livre d’histoire.

    Faire défaut ? Mais quelle excellente idée ! Vérifiez juste que vous ne soyez pas – directement ou indirectement – vous-même un des créanciers de l’Etat et ne soyez pas trop regardant sur les conséquences que peuvent avoir la faillite généralisée de nos compagnies d’assurance, de nos caisses de retraites et autres investisseurs particuliers. Par ailleurs, vous imaginez bien qu’après un défaut il est inutile d’espérer emprunter ne serais-ce qu’une queue de radis à qui que ce soit pendant quelques décennies ; demandez aux Russes…

    En l’espèce ce ne sont pas « les banquiers et les marchés » qui nous ont endettés mais nos gouvernement successifs et ce, notamment, depuis qu’ils ont découvert qu’ils pouvaient tout à loisir créer de la dette publique et dévaluer la monnaie – i.e. depuis 1975 pas un seul budget à l’équilibre. Celui qui ne veut pas dépendre de ses financiers ne s’endette pas. Vous me faites penser à un ado qui réclame son indépendance et, dans le même mouvement, demande 20 euros à ses parents pour s’acheter des baskets.

    RépondreSupprimer
  6. Jojo bulle,

    Quand je dis que VGE a eut raison, je me réfère au fait qu'entre 1973 et 1983, le franc français a perdu plus de 65% de sa valeur. C'est-à-dire, par exemple, qu’une Renault 5 qui coûtait 10 800 francs en 1973 valait 30 700 francs dix ans plus tard. Et ce, malgré la fameuse loi de 1973...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Brandolini’s law

Over the last few weeks, this picture has been circulating on the Internet. According to RationalWiki, that sentence must be attributed to Alberto Brandolini, an Italian independent software development consultant [1]. I’ve checked with Alberto and, unless someone else claims paternity of this absolutely brilliant statement, it seems that he actually is the original author. Here is what seems to be the very first appearance of what must, from now on, be known as the Brandolini’s law (or, as Alberto suggests, the Bullshit Asymmetry Principle):The bullshit asimmetry: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.— ziobrando (@ziobrando) 11 Janvier 2013To be sure, a number of people have made similar statements. Ironically, it seems that the “a lie can travel halfway around the world while the truth is still putting on its shoes” quote isn’t from Mark Twain but a slightly modified version of Charles Spurgeon’s “a lie will go round the w…

Les prix « avant l’euro »

(J’ai l’intention de compléter cet article au fur et à mesure. Si vous avez des prix à proposer (avec des sources crédibles), n’hésitez pas à le me suggérer dans les commentaires.)L’euro a été introduit en deux temps. La première étape a eu lieu le 1er janvier 1999 à minuit, quand le taux de change irrévocable des différentes monnaies nationales par rapport à l’euro a été fixé définitivement — soit, pour ce qui nous concerne, 1 euro = 6.55957 francs. La seconde étape, l’introduction des pièces et billets en euro, s’est étalée sur un mois et demi : du 1er janvier 2002 au 17 février 2002 ; date à laquelle les espèces en franc ont été privées du cours légal [1] — c’est-à-dire qu’il était interdit de les utiliser ou de les accepter en règlement d’une transaction.SalairesÀ compter du 1er juillet 2000, le SMIC horaire brut était fixé à 42.02 francs soit, pour avec une durée légale du travail de 39 heures par semaine (169 heures par mois), 7 101.38 francs bruts par mois. Le 1er juillet 2001,…

Le marché des actions US est-il si cher que ça ?

Avec un Price-to-Earnings Ratio (cours sur bénéfices nets) désormais nettement supérieur à 20, le marché des actions américaines apparaît désormais très cher et même, selon nombre de commentateurs, trop chers. Cela fait plusieurs mois que le mot en B (« bulle ») a été prononcé [1] et force est de reconnaître que, sur la seule base de ce ratio, c’est effectivement le cas. Néanmoins, un rapide retour sur la théorie de la valorisation donne un éclairage tout à fait différent.Si le PER est un ratio très couramment utilisé sur les marchés, les chercheurs qui s’intéressent à la valorisation des actions utilisent plus volontiers son inverse : le Earnings Yield. En notant $E$ le niveau actuel des bénéfices nets et $P$ le prix du marché, le Earnings Yield s’écrit simplement : $$\frac{E}{P} $$ C’est donc la même mesure mais exprimée sous forme de taux plutôt que de ratio. Si nous utilisons plus volontiers cette présentation c’est que, contrairement au PER, elle a une signification très précis…