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Taxes et incitations

Don Boudreaux marque encore un point. En substance : les mêmes personnes qui nient l’idée selon laquelle augmenter les taxes sur les activités créatrices de richesse risque d’avoir un effet négatif sur la création de richesse sont les premières à vouloir taxer les activités jugées mauvaises pour notre santé afin de nous en détourner.

Par exemple, comment peut-on penser qu’une augmentation de l’impôt sur les sociétés n’aura pas d’impact sur la motivation des entrepreneurs tout en affirmant qu’une augmentation des taxes sur le tabac permettra de réduire sa consommation ?

Via Café Hayek

Commentaires

  1. Comme vous ne l'ignorez pas, un bon nombre des pseudo-politiques fiscales et économiques sont en fait des interventions moralisatrices dans le style des ligues de vertu. Si vous détruisez des bouteilles d'alcool, vous propagez la vertu. Si vous prenez aux riches pour donner aux pauvres, vous êtes Robin des Bois, donc un gentil. La logique est la même, elle ne prend pas en compte les mécanismes économiques. Et, chose encore plus attristante, le but n'est d'ailleurs pas tellement moral, profondément, réalistement. Il s'agit plutôt d'un exhibitionnisme moralisateur, d'une pose que l'on prend aux yeux des autres comme à ses propres yeux.

    Même si vous subodorez que l'encadrement des loyers aura des effets pervers, vous devez proposer ça, parce que vous aurez l'air d'être pour les bons, les petits, contre les méchants, les gros. Vous construisez donc un monde de faux-semblants, pseudo-moral, avec des beaux effets sur la justice sociale. Idem en "écologie". Si vous bannissez le DDT, vous sauvez la planète. Qu'il y ait des tas de morts de la malaria à cause de vous n'a aucune importance.

    Donc on a des effets désastreux dus à la combinaison d'une attitude morale erronée et d'une ignorance : moralisme d'affichage + ce qui ne se voit pas (Bastiat) = effets pervers.

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