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Et si Piers Corbyn avait raison ?

Il y a quelques mois, je suis tombé sur un article de Boris Johnson (le maire de Londres) dans lequel il attribuait la bonne gestion des services publics londoniens lors de l’« épisode neigeux » – doux euphémisme – de décembre dernier à un certain Piers Corbyn, météorologue, astrophysicien et fondateur de Weather Action, une petite PME spécialisée dans les prévisions météo à long terme.

En effet, fin novembre 2010, Weather Action avait publié un bulletin dans lequel ils prévoyaient, en totale contradiction avec les prédictions du Met Office (l’équivalent british de Météo France), un mois de décembre « extrêmement froid et exceptionnellement neigeux » et ajoutaient même que le mois de décembre 2010 serait probablement le plus froid des 100 dernières années. La petite boutique de Corbyn ayant la fâcheuse habitude de ridiculiser le Met Office, l’équipe de Johnson avait décidé de prendre en compte cet avertissement en préparant leurs troupes pour des fêtes de Noël particulièrement froides et neigeuses. Bien leur en a prit : Corbyn avait raison. Une fois de plus.

Bien sûr Corbyn a un truc. Et le truc, en l’espèce, c’est un modèle de prévision – le Solar-Lunar-Action-Technique (SLAT) – qui, comme son nom le laisse deviner cherche à établir des prévisions météo en se basant sur l’activité solaire. Je suis bien évidemment parfaitement incapable de vous expliquer comment fonctionne le machin en question mais vous reconnaîtrez que lier le temps qu’il fait sur terre à l’activité solaire, sur le principe, ça ne semble pas complètement délirant. Mais là où ça devient encore plus intéressant c’est que Piers Corbyn fait aussi des prévisions à long terme et que pour lui, la théorie du réchauffement climatique anthropique ne serait rien d’autre qu’une « fraude avec du rouge à lèvre ». Mieux encore, selon lui notre petit problème climatique à venir ne serait pas un réchauffement d’origine humaine mais plutôt… un petit âge glaciaire d’origine solaire.

Comprenons nous bien : je me déclare totalement incompétent en matière de climatologie. J’ai quelques arguments à faire valoir en matière d’économie mais sur l’évolution future du temps qu’il fera sur le troisième caillou en partant du soleil, je suis bien incapable de porter le moindre jugement qui ait une quelconque valeur. En revanche, il y a deux choses que je sais à ce propos : primo, la climatologie n’est pas une science dans la mesure où ses prédictions ne sont pas réfutables [1] et deuxio, les recommandations du GIEC, si elles étaient appliquées, nous mèneraient tout droit à un véritable enfer économique.

Je ne sais pas si Piers Corbyn a raison mais il me semble qu’étant données les deux remarques précédentes, le moins que nous puissions attendre de nos gouvernements c’est de créer les conditions d’un véritable débat contradictoire et non biaisé au sein de la communauté scientifique.

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[1] Et oui, cette remarque est aussi valable pour la macroéconomie.

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