Dévaluation : que ferait le Général ?

Le général De Gaulle revient au pouvoir le 1er juin 1958, lorsque, sept mois avant qu’il ne prenne ses fonctions de premier Président de la Vème République, l’Assemblée nationale fait de lui le dernier Président du Conseil de la IVème République. Il y demeurera jusqu’à sa démission, le 28 avril 1969. Pendant un peu plus d’une décennie, donc, le « plus illustre des français » présidera aux destinées de son pays ; décennie qui se trouve être, selon les données de l’Insee, la meilleure que la France ait connu en terme de croissance économique. La présidence du Général, c’est le tiers le plus glorieux des Trente glorieuses ; fait d’autant plus remarquable que, lorsqu’il reprend les rênes de la France, l’essentiel de l’effort de reconstruction de l’immédiat après-guerre se trouve derrière nous.

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Ne pensez pas valorisation : pensez rendement

Imaginez que vous ayez acheté l’indice S&P 500 [1] à son cours de clôture du 30 septembre dernier pour $1 le point d’indice ; soit un investissement total de $1 681,55.

Bien sûr, le niveau absolu de l’indice n’a absolument aucune importance. Que le « prix » du S&P 500 soit 10% plus élevé que lors de son point haut du 30 septembre 2007 ne signifie absolument pas qu’il est trop cher : a minima, ce genre de raisonnement devrait tenir compte de l’inflation (en terme réels, le S&P 500 reste environ 2% en deçà de son niveau d’il y a six ans) mais surtout, il omet de tenir compte du fait que vous n’avez pas acheté de l’or ni du pétrole : vous avez acheté une part – certes infime – du capital des 500 plus grandes entreprises américaines cotées.

Contrairement à l’or et au pétrole, les entreprises génèrent des revenus. C’est pour cette raison que nous acceptons de renoncer à la jouissance immédiate d’une part de notre pouvoir d’achat pour investir dans des entreprises : parce que nous espérons – à tort ou à raison – qu’elles génèreront des profits dans le futur. C’est donc aussi pour cette raison, et pour cette raison seule, que le capital d’une entreprise a une valeur.

Or, sur la base des quatre derniers trimestres, votre portefeuille a généré environ $102,05 de profits [2] : soit, en termes nominaux, 14% de plus qu’il y a six ans. Si vous supposez que ce niveau de revenu restera constant dans le temps, cela signifie que le taux de rendement de votre investissement (les profits divisés par le prix, l’inverse du Price-to-Earnings ratio) est de l’ordre de 6,1% contre 5,8% avant la crise. Historiquement, ce n’est un rendement très élevé mais il reste nettement supérieur à la moyenne des 25 dernières années (5,6%).

Naturellement, il est peu probable que les profits générés par votre portefeuille restent constants : à long terme et malgré les inévitables accidents de parcours, vous avez toutes les meilleures raisons du monde de penser qu’ils vont croître et même qu’ils vont croitre en termes réels. Sur la base des estimations des analystes pour les quatre prochains trimestres, ce portefeuille devrait générer non plus $102,05 mais environ $118,1 de profits ; soit près de 16% de plus qu’au cours de l’année écoulée. Ce qui nous donne un taux de rendement prospectif de l’ordre de 7%. Ce n’est, là encore, pas un niveau record mais, au regard des 25 dernières années, c’est un niveau élevé.

Et maintenant, plaçons nous dans une alternative. Pour simplifier, vous avez le choix entre un actif risqué – le S&P 500 – et un actif présumé sans risque – les bons du Trésor des États-Unis à 10 ans. Le premier, nous l’avons vu, affiche aujourd’hui un taux de rendement prospectif (et donc incertain) de l’ordre de 7% tandis que celui des Treasuries est d’environ 2,8% ; soit un écart, en faveur des actions, d’environ 4,2%.

Si l’on exclue la crise récente, il faut remonter aux années 1970 pour retrouver un tel écart de rendement : la plupart d’entre nous n’avons jamais connu, de toute notre carrière professionnelle, un environnement où les actions étaient à ce point plus attractives que les obligations.

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[1] Vous ne pouvez pas acheter un indice. En revanche, vous pouvez acheter des parts d’un fonds ou d’une holding qui réplique strictement un indice.
[2] Résultat opérationnel consolidé ; les données du 3ème trimestre 2013 sont estimées.

Nb : ça fait tout de même quatre ans que je le répète et quatre ans qu’on m’explique que je n’ai rien compris. Encore une fois, si vous pensez être plus fort que moi, prouvez-le et battez-moi.

Le coût du stockage

Je ne fréquente plus les librairies parce que je n’y trouve presque jamais les livres que je cherche. J’ai, en permanence, une liste de quatre ou cinq bouquins à acheter et, à chaque fois que j’ai tenté ma chance en librairie, on m’a proposé de les commander. C’est pour cette simple raison que je commande mes livres sur Amazon.

Pourquoi, alors qu’on y trouve un rayon entier du dernier roman à la mode, le choix offert par librairies est-il si pauvre ?

Bien sûr, me direz-vous, le stockage coûte cher. Surtout en ville. Garder un ou deux exemplaires de la Démocratie en Amérique pendant des années pour satisfaire le fan de Tocqueville que je suis, ce n’est a priori pas très rentable.

Sauf, bien sûr, si le libraire vous fait payer ce service. Disposer, à deux pas de chez soi, d’un endroit où vous avez la quasi-certitude de trouver presque n’importe quel bouquin, c’est un service et pas des moindres.

Sauf que voilà, parce que le prix des livres est réglementé en France, c’est interdit.

Les seules structures qui peuvent supporter le coût d’un tel stock, ce sont les vendeurs en ligne : ils font d’énormes volumes et leurs entrepôts sont sans doute perdus en rase-campagne, là où ça ne coûte pas grand-chose.

Pour nos librairies, dès lors qu’elles ne peuvent pas nous facturer le coût du stockage, c’est impossible. Raison pour laquelle vous n’y trouvez plus qu’un rayon entier du dernier roman à la mode.

Détroit, ville autodétruite

En 1950, Détroit, Michigan, comptait un peu plus de 1,8 million d’âmes. La ville, fondée deux cent cinquante ans plus tôt par un Français, était alors le fer de lance de l’industrie américaine ; c’est à Motor City, la « cité des moteurs », que les Big Three – General Motors, Ford et Chrysler – sont nées et ont prospéré, créant des milliers d’emplois bien payés qui, à la fin de la décennie, permettaient à la ville d’afficher le niveau de revenu par habitant le plus élevé des États-Unis. Le Détroit des fifties, c’était la quintessence du rêve américain, un eldorado qui attirait irrésistiblement entrepreneurs audacieux et travailleurs à la recherche de salaires attractifs.

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ChallengeR #5

Votre dernière mission consistait à trouver la fonction locf (qui remplace les NA par la dernière valeur connue) la plus compacte possibl...