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Articles

Affichage des articles du octobre, 2011

Coût du travail

Salaire minimum légal et cotisations à la sécurité sociale en pourcentage du coût d’un salarié moyen dans l’OCDE. And the winner is…Via Contrepoints.

Discours pour les sourds

Peter Schiff tente désespérément d’inculquer quelques bases d’économie (non-keynésienne) à ceux qui président aux destinées des Etats-Unis.Un employeur leur explique pourquoi il n’embauche pas. Ils balayent l’argument d’un revers de main et en reviennent à la demande agrégée… Pitoyable.

Balance commerciale et abstractions comptables

La balance commerciale est une abstraction comptable. Pour un pays donné lors d’une période donnée, les chiffres que vous obtiendrez – ceux là mêmes que journalistes, politiques et intellectuels appellent les « faits » - peuvent considérablement varier en fonction de ce que vous appelez une « exportation », une « importation », un « bien » ou un « service ». Prenons l’exemple de la balance commerciale française [1] en 2010 : selon les douanes, si l’on prend en compte le prix de nos exportations à nos frontières [2] nous avons exporté pour 388,1 milliards d’euros. Selon la même source, en comptabilisant nos importations à leurs prix à nos frontières [3] c’est-à-dire en incluant le coût des assurances et du fret, nous aurions importé pour 456 milliards d’euros. Ce qui nous donne un déficit de la balance commerciale CAF-FAB de 67,9 milliard d’euros pour 2010.En revanche, si on ne tient pas compte des assurances et des coûts de transport, si on mesure le prix des biens à la frontière du p…

Zombienomics

Dans la famille Doudreaux, je veux le fils et le grand père. Ci-dessous une des pierres tombales fabriquées par ces deux grands malades pour décorer leur jardin le soir d’Halloween.(*) « hopefully forever. »Le reste du post est très bon (ne pas rater, notamment, le « children practicing for political office by threateningly seeking ‘protection’ payments from neighbors »).

La taxe sur les pauvres

Une brève de Reuters, relayée par lesechos.fr, nous apprend que l'Union européenne s’apprête à taxer massivement les importations de tuyaux d’aciers chinois utilisés dans le secteur de l’énergie. On évoque des droits de douane de l’ordre de 68%. C’est donc une grande victoire pour Arnaud Montebourg, Marine le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement et, d’une manière générale, les démondialisateurs de la droite pure et de la gauche dure. Il semble que l’UE soit en train de revenir sur ce fameux « dogme du libre-échange » et que, sans même avoir besoin d’un débat démocratique sur la question, on soit déjà en train de réinstaurer des barrières douanières. Politiciens et technocrates jureront la main sur le cœur que ces mesures permettront de « sauver des emplois industriel » en « luttant contre le dumping social et environnemental des pays à bas salaires. »Et maintenant, un petit détour dans le monde du réel. La réalité c’est que cette décision a été r…

Exception culturelle

« Seuls 23 % des entrepreneurs interrogés (sur plus d'un millier) pensent en effet que la France est un pays dont la culture encourage l'initiative et la création. Très loin de l'Inde, en tête avec 98 % de réponses positives, ou de la Chine (92 %). Très loin même de la moyenne du G20, à 76 %. »Tout va bien…Via Les Echos (merci Yann)

A portée de rafles et de canons

Dans son « Sévère mais injuste » publié sur Causeur.fr, Élisabeth Levy regrette que nos gouvernants – et, en l’espèce, Monsieur Barouin – n’aient pas envoyé promener l’agence Moody’s qui envisage de dégrader la note de l’État français – et pas de la France, comme on le dit trop souvent et à tort. Comme tout bon artisan, une vingtième fois sur le métier je remets mon ouvrage.Récapitulons. Depuis 1975, nos gouvernement successifs votent des budgets déficitaires et donc doivent emprunter de l’argent pour faire tourner la boutique [1]. Précisons bien ce point : ce sont nos dirigeants qui ont voté des budgets déficitaires ; ils l’ont fait de la manière la plus souveraine qui soit, sans que personne ne les y oblige. On peut interpréter cette décision gouvernementale de deux manières. L’interprétation noble voudrait que, conformément à la théorie keynésienne, ils ont souhaité pratiquer une relance budgétaire ; c'est-à-dire qu’ils ont estimé que la demande n’était pas suffisante pour perm…

L’UE libre-échangiste… est une économie fermée

Un moyen pratique de mesurer le degré d’ouverture d’une économie aux échanges internationaux consiste à mesure la somme de ses échanges extérieurs (importations + exportations) et de ramener le total à son PIB. Appelons cela le taux d’ouverture (O). Voici les résultats pour les 27 pays de l’Union Européenne [1] :XMPIBOBelgique310.9294.5354.4170.9%Bulgarie15.619.236.096.4%R. tchèque100.295.2149.3130.9%Danemark73.764.0234.058.8%Allemagne957.1804.72 476.871.1%Estonie8.89.214.3125.8%Irlande88.145.3156.085.5%Grèce16.147.7227.328.1%Espagne185.3237.11 062.639.8%France392.7456.91 932.844.0%Italie337.6365.01 548.845.4%Chypre1.16.417.343.1%Lettonie7.28.718.088.5%Lituanie15.717.727.5121.2%Luxembourg14.818.140.381.7%Hongrie72.066.597.1142.6%Malte1.93.26.282.0%Pays-Bas432.5389.9588.4139.8%Autriche114.9119.8286.282.0%Pologne117.5131.0354.370.1%Portugal36.857.1172.854.3%Roumanie37.346.8121.968.9%Slovénie22.222.735.4126.7%Slovaquie49.350.265.9151.0%Finlande52.551.7180.357.8%Suède119.4112.2346.966.8%R…

Made (en partie) in China

« Alors que les biens étiquetés ‘Made in China’ ne représentent que 2,7% des dépenses des consommateurs américains, seulement 1,2% reflète réellement le coût des marchandises importées. Ainsi, en moyenne, sur chaque dollar dépensé sur un article étiqueté ‘Made in China’, 55 cents vont aux services produits aux États-Unis. En d'autres termes, le contenu américain du ‘Made in China’ est d'environ 55%. Le fait que le contenu américain de produits chinois est beaucoup plus élevé que pour les importations dans son ensemble est principalement dû à des marges plus élevées au détail et en gros sur l'électronique grand public et les vêtements que sur la plupart des autres biens et services. » -- The U.S. Content of “Made in China”, Galina Hale et Bart Hobijn sur le site de la Fed de San Francisco.

Yuans, euros et artifices artificiels

Au moment où j’écris ces lignes le yuan chinois [1] vaut environ 11,5 centimes d’euros. Or, si j’en crois les analyses d’un grand nombre de commentateurs, il semble que la monnaie de l’empire du milieu soit artificiellement sous-évaluée – on parle fréquemment de 30% ; c'est-à-dire que le yuan ne devrait pas valoir 11,5 centimes d’euros mais 16,5 centimes d’euros. L’idée que défendent ceux qui soutiennent la thèse d’une sous-évaluation du yuan (et donc d’une surévaluation de l’euro) c’est que le gouvernement chinois pratique une dévaluation compétitive c'est-à-dire qu’il cherche à doper ses exportations en faisant baisser la valeur de sa monnaie.Je ne doute pas un instant que mes lecteurs connaissent ces choses mais un bref rappel ne peut faire de mal à personne : avec un yuan à 11,5 centimes d’euros, un produit qui sort de l’usine à 1 000 yuans peut être vendu 115 euros tandis qu’avec une parité à 16,5 centimes, ce même produit vaudra 165 euros. En d’autres termes, pour les en…

Importations « made in China » : 1,9% du PIB

En 2010, nous avons importé pour 37,6 milliards d’euros de biens depuis la Chine [1]. Sur un total de 443,7 milliards, nos importations de produits « made in China » [2] ne pesaient que 8,5% de nos importations de marchandises ; à titre de comparaison, nos importations en provenance de la zone Euro (EA16) atteignaient 220,8 milliards (49,8% du total) dont 78,9 milliard de produit allemands (17,8%). Au total, ces importations de produits chinois ne pesaient que 1,9% du PIB – c’est-à-dire de la quantité de richesses créée en France au cours de l’année. ---
[1] Chiffres de la Banque de France, Hong-Kong inclus.
[2] Ce terme est trompeur, un produit « made in China » n’est qu’assemblé en Chine ; ça ne préjuge pas d’où viennent les composants ni où va la valeur ajoutée.

Taux d'ouverture dans la zone Euro

Il est de bon ton, ces dernières années, d’affirmer que l’euro et la politique libre-échangiste de l’Union Européenne sont la source de tous nos malheurs. De cette proposition, on peut déduire raisonnablement que (i) tous les pays de la zone Euro doivent donc connaître des difficultés analogues aux notre (dette publique, chômage…) et (ii) plus un pays est ouvert aux échanges internationaux et en particulier aux importations, plus sa situation doit être alarmante.Sur la base des données d’Eurostat pour l’année 2010, voici un petit tableau qui résume, pour les différents pays de la zone Euro (EA16), le taux d’ouverture - (X+M)/PIB – de leurs économies respectives [1], le solde de leurs balances commerciales rapporté à leurs PIBs - (X-M)/PIB – et le montant total de leurs importations en proportion de leurs PIBs – M/PIB.(X+M)/PIB(X-M)/PIBM/PIBAllemagne71.16.232.5Autriche82.0-1.741.8Belgique170.94.683.1Chypre43.1-30.837.0Espagne39.8-4.922.3Finlande57.80.528.7France44.0-3.323.6Grèce28.1-13…

Monsieur le Sénateur,

Selon le site du Sénat, l’indemnité parlementaire perçue par un sénateur s’élève à 7 100,15 euros bruts par mois (5 405,76 euros nets) [1] auxquels peuvent se rajouter jusqu’à 2 757,34 euros nets au titre de leurs mandats locaux. Les sénateurs perçoivent également 6 240,18 euros nets par mois au titre de l’Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM) destinée à couvrir les frais inhérents à l'exercice de leur fonction [2]. L’IRFM n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu. Les sénateurs disposent également d’une enveloppe mensuelle de 7 548,10 euros afin de rémunérer leurs assistants [3]. Par ailleurs, les sénateurs bénéficient de régimes de protection sociale et de retraite particulièrement généreux [4] et largement financé par le Sénat lui-même – c'est-à-dire par les contribuables. Enfin, les membres de la Haute Assemblée disposent d’un certain nombre de commodités – restaurant, salon de coiffure, kiosque à journaux, prêts immobiliers – dont les tarifs n’ont rigoureusem…

Colbert et la « grandeur de la France »

Les partisans du protectionnisme se placent volontiers sous le patronage de Colbert ; vantant à quel point l’illustre homme d’Etat avait enrichit le royaume. Dans son « Projet d'une dixme royale », Vauban nous offre une vision quelque peu différente de la France une vingtaine d’années après Colbert.« Par toutes les recherches que j’ay pû faire, depuis plusieurs années que je m’y applique, j’ay fort bien remarqué que dans ces derniers temps, prés de la dixiéme partie du peuple est réduite à la mandicité, et mandie effectivement ; que des neuf autres parties, il y en a cinq qui ne sont pas en état de faire l'aumône à celle-là, parce qu’eux-mêmes sont réduits, à trés-peu de chose prés, à cette malheureuse condition ; que des quatre autres parties qui restent, les trois sont fort mal-aisées, et embarassées de dettes et de procés ; et que dans la dixiéme, où je mets tous les gens d’épée, de robbe, ecclesiastiques et laïques, toute la noblesse haute, la noblesse distinguée, et les g…

Citation du samedi soir

"C'est une erreur de penser que les pauvres bénéficient de l’Etat-providence. C’est une fraude totale. La plupart des subsides vont aux riches de ce pays : le complexe militaro-industriel, les banquiers, les dictateurs étrangers, c'est totalement hors de contrôle. [...] Cette idée qui veut que le gouvernement possède des services ou des biens qu'il peut transmettre est une farce complète. Les gouvernements n'ont rien. Ils ne peuvent rien créer et ne l'ont jamais fait. Tout ce qu'ils peuvent faire c’est voler un groupe et donner à un autre en détruisant les principes de la liberté, et nous devons contester ce concept."-- Ron Paul, via Article IV

Quelques liens...

Lettre ouverte à Arnaud Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords, Alain Madelin sur son blog.Démondialisation : le nouveau nom du protectionnisme, Bertrand Nouel et Philippe François sur le site de l'iFRAP.Il faut remettre en question les limites de vitesse, Pascal Salin sur Le Cercle / Les Echos.Deux vidéos qui méritent le détour : Episode 1: Economic Freedom & Quality of Life et Episode 2: Economic Freedom in America Today.The Cost of the War on Drug, une petite vidéo de la Foundation for Economic Education (www.fee.org).De Thorez à Hessel (Le gène stalinien de la gauche française) par Luc Rosenzweig sur Causeur.fr (abonnés uniquement).Serviteur de l’Etat par XP sur I like your style.Check My! Metro via le parisien libéral.L’affaire Dexia, symbole de l’incompétence des "élites" dirigeantes par Vincent Benard sur ObjectifEco.com.

Coup de grisou à Zurich

Le 6 septembre dernier, la Banque Nationale Suisse provoquait une petite panique sur le marché des changes en fixant le cours plancher du franc suisse face à l’euro à 83,3 centimes d’euros pour un franc suisse. Alors que le franc suisse s’échangeait à 90 centimes d’euros le 5 septembre, il ne valait plus que 83,1 centimes le lendemain ; une chute de 7,7% dans la journée – autant dire un petit cataclysme. La banque centrale suisse s’est montrée très claire : « elle ne tolérera plus de cours inférieur à 1,20 franc pour un euro [1], fera prévaloir ce cours plancher avec toute la détermination requise et prête à acheter des devises en quantité illimitée. » Quelle mouche a donc bien pu piquer nos voisins helvètes qui brillent pourtant d’habitude par leur calme, leur courtoisie et leur modération en toutes choses ?Un petit retour en arrière s’impose. Depuis bien longtemps la BNS a la réputation de gérer le franc suisse avec une rigueur toute germanique et cette réputation est loin d’être us…

Dexia, escroquerie en bande organisée

Nous nous acheminons donc vers une nationalisation de la banque franco-belge Dexia, le « partenaire des collectivités locales » et la création d’une « bad bank » dans la plus pure tradition du consortium de réalisation du Crédit Lyonnais.Que cette banque ait été mal gérée, c’est l’évidence même. De notoriété publique, la direction franco-belge n’a jamais fonctionné, la politique expansionniste de Dexia – notamment l’acquisition de la Financial Security Assurance en 2000 – n’est pas sans rappeler la folie des grandeurs d’un Jean-Marie Messier grande époque et la direction de cette banque s’est même débrouillée pour perdre 86 millions d’euros dans l’affaire Madoff. Enfin, il y a bien sûr le dossier des « emprunts toxiques » que la banque vendait à sa principale base de clients, les collectivités locales, pour réduire le coût de leur endettement – notamment à l’approche d’échéances électorales. Tout ceci est probablement vrai à divers degrés [1] mais quelque soit la réalité des faits, il…

Niveau de vie 1850-2011

En 1850, un maçon gagnait environ 2,3 francs par jour ; en une semaine de travail, il pouvait s’offrir – au choix – 5,3 kilos de beurre de table, 10,5 kilos de viande de bœuf, 26,1 kilos de pain ou 19,2 litres de vin rouge. En 2011, un salarié payé au Smic gagne 49,5 euros nets [1] par jour ; avec cette somme, en une semaine, il peut s’offrir 36.6 kilos de beurre de table (+600%), 11,6 kilos de viande de bœuf [2] (+11%), 72 kilos de pain [3] (+175%) ou 127,6 litres de vins rouge (+566%). ---
[1] Soit près du double toutes charges comprises.
[2] Prix de la viande de bœuf de qualité moyenne en 1850 comparé à celui de nos entrecôtes actuelles.
[3] Prix du pain de froment de 1e qualité de 1850 comparé à celui de notre baguette actuelle.

L’enfant unique

De 1979 (date de mise en œuvre de la politique de l’enfant unique dans l’empire du milieu) à 2009, la population chinoise a augmenté de 37% ; en une génération, on est de toute évidence au-delà du seuil de renouvellement d’une population (2.05 enfants par femme au minimum). C’est encore un échec à mettre au débit des politiques constructivistes et ce, sans compter les nombreux effets aussi inattendus qu’indésirables qui ont découlé de cette politique imbécile.

Protéger qui et de quoi ?

Pendant très longtemps, les barrières douanières - c’est-à-dire les dispositifs qui consistent à taxer les produits ou les services qui traversent une frontière - furent de simples instruments fiscaux. C’était par exemple le cas dans la France de l’Ancien Régime où les barrières douanières étaient érigées à l’intérieur même du royaume [1] et aux États-Unis d’Amérique du XVIIIème où le gouvernement fédéral ne maîtrisait pas encore son territoire et avait trouvé plus simple d’installer ses agents fiscaux dans les ports de commerce [2]. Ce n’est que lorsque nos gouvernements se piquèrent d’organiser la vie économique de leurs sujets que les barrières douanières prirent une nouvelle dimension et devinrent un moyen de pénaliser les importations. D’un impôt destiné à alimenter le trésor public, les barrières douanières se muaient alors en instrument de politiques protectionnistes.La distinction entre une politique fiscale et une politique protectionniste est très simple. Dans le premier cas…

On a les idoles qu'on peut…

Je viens de tomber sur cet article à propos de la disparition de Steve Jobs écrit par un petit pisse-copie subventionné de l’Huma qui n’a, reconnaissons-lui cet instant de lucidité, pas jugé utile de signer son œuvre. Le minable qui se fend de ce torchon nous rappelle donc que Jobs « n'a pas inventé le vaccin contre le Sida ou le paludisme, encore moins mis un terme à la fin [1] dans le monde » - contrairement aux journalistes de l’Huma dont la contribution au bien-être de l’humanité ne fait de doute pour personne. L’imbécile enchaîne en nous précisant que le génie de Jobs n’a profité qu’à« ceux qui peuvent se l'offrir » ; dont, certainement, le journaleux lui-même à moins – ô misère ! – que ses petits doigts boudinés ne tapent carrément sur un clavier de PC. Le même crétin se sent obligé de nous asséner que « Humanité.fr n'a pas vocation à faire la publicité » des produits de la firme de Cupertino (on hésite à lui rappeler qu’entre l’iPad et l’Huma, c’est plus le second q…

Les enfants, premières victimes des syndicats de l'ÉN


Voilà qui est dit et bien dit.